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Actualités - Chronologie

Commerce international : le fast-track , une priorité

Le président Bill Clinton a annoncé mardi soir son intention de renouveler sa demande au Congrès pour l’octroi du pouvoir de négocier des accords de commerce international. «Je renouvelle ma requête pour obtenir le pouvoir nécessaire pour négocier l’ouverture des marchés et créer des emplois que tous les présidents ont eu depuis vingt ans», a-t-il déclaré dans son discours sur l’état de l’Union. «Alors que nous entrons dans le 21e siècle, la mondialisation de l’économie requiert que nous recherchions des débouchés, pas seulement aux Etats-Unis, mais sur tous les marchés du monde», a-t-il dit. «Je souhaite, a-t-il dit, maintenir le niveau record de nos exportations qui engendre aujourd’hui un tiers de notre croissance économique car, a ajouté le président, c’est la manière de préserver l’expansion du pays et de promouvoir un monde plus sûr et plus stable». M. Clinton s’est dit conscient des raisons pour lesquelles nombre de membres du Congrès sont opposés au «Fast-Track» (littéralement: voie rapide). Ceux-ci craignent que cela ne coûte des emplois américains en raison de la concurrence déloyale des pays ayant une moindre protection des droits du travail et des normes de protection de l’environnement. En réponse, a poursuivi le président américain, «nous devrions chercher à promouvoir les droits des salariés et les normes d’environnement dans le monde et un tel programme devrait être partie intégrale de notre politique commerciale». Mais, a-t-il ajouté, «nous ne pouvons pas espérer influencer d’autres pays dans ces domaines si nous envoyons comme message une retraite des Etats-Unis du commerce mondial». Bill Clinton n’était pas parvenu l’an dernier à mobiliser suffisamment de votes démocrates mais aussi de ceux de la majorité républicaine pour obtenir ce pouvoir dit de procédure rapide «Fast-Track». Il n’avait pas demandé son renouvellement quand ce pouvoir avait expiré en 1994. Des accords de libre-échange Les opposants au «Fast-Track», tel qu’il est demandé, estiment que le président n’est pas contraint de faire inclure dans les accords de commerce avec les pays moins développés, des engagements à respecter des normes minima de protection des droits salariaux et de l’environnement. Pour répondre à ces inquiétudes, Bill Clinton avait dévoilé des mesures de quatre milliards de dollars pour aider les salariés victimes de la libéralisation des échanges avec les pays en développement. La Maison-Blanche fait valoir l’importance considérable pour l’économie américaine et l’emploi de l’ouverture de ces nouveaux marchés en pleine expansion, surtout en Amérique latine et en Asie. Ces économies émergentes seront des débouchés importants pour les exportations américaines qui sont de plus en plus essentielles à l’activité économique du pays et pour préserver ainsi l’influence des Etats-Unis dans le monde, souligne encore l’administration Clinton. Au total, 11,5 millions d’emplois, généralement mieux rémunérés, dépendent directement des exportations, selon l’administration. Les Etats-Unis représentent 4% de la population du globe et disposent de plus de 20% des revenus mondiaux, estiment les services de la présidence. «Pour préserver cette situation enviable, nous devons vendre nos biens et services aux 96% de consommateurs vivants au-delà de nos frontières», avait expliqué la représentante pour le Commerce, Charlene Barshefsky, L’Amérique latine et les Caraïbes ont été en 1996 le marché où les exportations américaines ont augmenté le plus rapidement avec 13% de hausse, soit deux fois plus que dans le reste du monde, selon le gouvernement. M. Clinton a besoin du «Fast-Track» pour entamer en priorité des négociations en vue d’élargir l’Accord nord-américain de libre-échange (ALENA) conclu entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique en 1994 au reste du continent. L’objectif est la création d’une vaste zone de libre commerce des Amériques (FTAA), s’étendant du Yukkon à la Terre de Feu d’ici 2005. Le Fast Track sera également nécessaire pour négocier des accords de libre-échange avec les 17 autres membres du Forum de coopération économique des pays d’Asie et du Pacifique (APEC). (AFP)
Le président Bill Clinton a annoncé mardi soir son intention de renouveler sa demande au Congrès pour l’octroi du pouvoir de négocier des accords de commerce international. «Je renouvelle ma requête pour obtenir le pouvoir nécessaire pour négocier l’ouverture des marchés et créer des emplois que tous les présidents ont eu depuis vingt ans», a-t-il déclaré dans son discours sur l’état de l’Union. «Alors que nous entrons dans le 21e siècle, la mondialisation de l’économie requiert que nous recherchions des débouchés, pas seulement aux Etats-Unis, mais sur tous les marchés du monde», a-t-il dit. «Je souhaite, a-t-il dit, maintenir le niveau record de nos exportations qui engendre aujourd’hui un tiers de notre croissance économique car, a ajouté le président, c’est la manière de préserver...