Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Controverses sur le coût du cinquantième anniversaire de l'Etat d'Israël

Les préparatifs du cinquantième anniversaire d’Israël sont plongés ces derniers jours dans une vive controverse sur le coût et la conduite des opérations, jetant une ombre sur les festivités prévues. Le dernier d’une longue série de revers est survenu avec la démission du président du comité d’organisation du jubilé, Yitzhak Modaï, second président de suite à jeter l’éponge. M. Modaï a accusé son supérieur hiérarchique, le ministre du Tourisme Moshé Katzav, d’entraver le travail du comité «en voulant fourrer son nez partout». M. Modaï a également protesté contre le paiement de 300.000 dollars à deux Américains, proches du premier ministre Benjamin Netanyahu et supposés superviser la conduite des célébrations aux Etats-Unis. L’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, doit être célébré le 30 avril prochain, conformément au calendrier lunaire hébraïque. Les autorités avaient prévu une longue série de festivités étalées sur près d’un an et qui auraient dû commencer le mois dernier, mais les querelles de personnes et le manque de fonds ont paralysé le travail. Une soirée de gala pour le lancement officiel des célébrations, qui était supposée avoir lieu en décembre, a été reportée en février, à l’occasion de la fête juive de Tou Beshvat le 11, selon le porte-parole du comité Navah Inbar. Pour cause d’austérité budgétaire, le budget a dû être réduit à 30 millions de dollars, contre 50 millions USD envisagés initialement. Beaucoup d’Israéliens avaient mal accepté le caractère grandiose des festivités au moment où le chômage est en hausse et où l’Etat leur demande de se serrer la ceinture. De profondes divergences sur la signification même de l’anniversaire ont également éclaté au grand jour. Ainsi, les écoles arabes israéliennes ont suscité l’affolement des autorités en demandant au ministère de l’Education de pouvoir commémorer l’événement comme les Arabes l’ont vraiment ressenti, c’est-à-dire comme une terrible catastrophe. Pour le million d’Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur place après la guerre israélo-arabe qui a suivi la création d’Israël, les projets officiels de commémoration ne font que souligner, une fois de plus, les discriminations dont ils sont victimes et l’incapacité des autorités à prendre en compte leur point de vue. «Pour les Palestiniens, la guerre de 1948 était «la Catastrophe» qui a poussé à l’exil le cinquième des Palestiniens qui vivaient sur le territoire israélien», souligne le professeur Majed al-Hajj, chef du département d’éducation arabe à l’université de Haïfa. Encore aujourd’hui, l’Education nationale israélienne donne une vue unilatérale et idyllique des événements de 1948 aux écoliers arabes, les empêchant de développer leur propre identité culturelle et nationale, explique M. al-Hajj. Une association arabe israélienne, Itija, a proposé en vain que la commémoration soit marquée par la signature solennelle d’une déclaration engageant l’Etat à améliorer la démocratie, les droits de l’homme et la justice sociale. (AFP)
Les préparatifs du cinquantième anniversaire d’Israël sont plongés ces derniers jours dans une vive controverse sur le coût et la conduite des opérations, jetant une ombre sur les festivités prévues. Le dernier d’une longue série de revers est survenu avec la démission du président du comité d’organisation du jubilé, Yitzhak Modaï, second président de suite à jeter l’éponge. M. Modaï a accusé son supérieur hiérarchique, le ministre du Tourisme Moshé Katzav, d’entraver le travail du comité «en voulant fourrer son nez partout». M. Modaï a également protesté contre le paiement de 300.000 dollars à deux Américains, proches du premier ministre Benjamin Netanyahu et supposés superviser la conduite des célébrations aux Etats-Unis. L’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai...