Les grandes chaînes de supermarchés britanniques ont décidé de boycotter pour «faute de goût» les «cartes à gratter» Diana, dernier avatar de l’industrie officielle du souvenir créée autour du nom de la princesse. Après Asda le week-end dernier, Sainsbury’s et Tesco, les deux autres grandes chaînes de supermarchés du pays ont annoncé hier qu’elles banniraient de leurs rayons les «cartes à gratter» qui portent la signature de la princesse défunte. «C’est tout simplement déplacé», s’est exclamé un porte-parole d’Asda tandis que Tesco et Sainsbury’s jugeaient inutile tout commentaire supplémentaire. Les cartes à gratter, vendues une livre (1,6 dollar), et qui promettent aux heureux gagnants un magot pouvant aller jusqu’à 25.000 livres (40.000 dollars), avaient pourtant reçu l’imprimatur du Fonds Diana. Gardien du temple, chargé de contrôler l’exploitation de la mémoire de Diana et d’en recueillir les profits pour les bonnes œuvres de la princesse, le Fonds «a donné son feu vert», s’est défendu Littlewoods, l’entreprise de jeu de hasard incriminée. «Et notre carte a été confectionnée avec un goût très sûr». Le Fonds doit encaisser 25 pence (40 cents) sur la vente de chaque carte que Littlewoods se promet de distribuer dans les 9.000 bureaux de poste du pays, chez les buralistes, épiciers, dans les stations-service et les supermarchés. Une manne en perspective pour le Fonds, qui a déjà récolté près d’une cinquantaine de millions de livres avec la vente des disques édités en mémoire de la princesse de Galles. La nouvelle polémique tombe mal car le Fonds a été mis en cause la semaine dernière pour avoir versé quelque 500.000 livres (800.000 dollars) d’honoraires à un cabinet d’avocats qui se trouve précisément être celui du président par intérim du Fonds Diana. Selon le «Sunday Times», la reine Elizabeth souhaiterait même qu’il quitte le palais de Kensington, à la suite de «la confusion» qui entoure ses activités. L’affaire des cartes est aussi un nouvel exemple de la guerre commerciale que se livrent les entreprises pour exploiter la mémoire de Diana. La rivalité entre Littlewoods et Camelot, la plus grande entreprise de jeux du pays, Sainsbury’s a reconnu qu’il réservait l’exclusivité de ses jeux à Camelot. (AFP)
Les grandes chaînes de supermarchés britanniques ont décidé de boycotter pour «faute de goût» les «cartes à gratter» Diana, dernier avatar de l’industrie officielle du souvenir créée autour du nom de la princesse. Après Asda le week-end dernier, Sainsbury’s et Tesco, les deux autres grandes chaînes de supermarchés du pays ont annoncé hier qu’elles banniraient de leurs rayons les «cartes à gratter» qui portent la signature de la princesse défunte. «C’est tout simplement déplacé», s’est exclamé un porte-parole d’Asda tandis que Tesco et Sainsbury’s jugeaient inutile tout commentaire supplémentaire. Les cartes à gratter, vendues une livre (1,6 dollar), et qui promettent aux heureux gagnants un magot pouvant aller jusqu’à 25.000 livres (40.000 dollars), avaient pourtant reçu l’imprimatur du...
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