La Malaisie expérimente des remèdes financiers non conventionnels
le 27 janvier 1998 à 00h00
Confrontée à la crise financière qui sévit sur l’Asie du Sud-Est, la Malaisie expérimente des remèdes sans rapport avec les potions habituelles du Fonds monétaire international (FMI), dont le gouvernement de Kuala Lumpur a constamment rejeté l’intervention. Dans son discours du Nouvel an, le premier ministre Mahathir Mohamad a exhorté ses concitoyens à vendre leurs avoirs étrangers, à cultiver des légumes, à déposer leur or et à restreindre leur consommation de sucre. Jouant la corde sensible du nationalisme, la campagne amplement relayée par les médias, presque tous les jours, incite également les Malaisiens à ne s’épargner aucun effort pour rendre leur économie moins dépendante du dollar. Il leur est demandé de mettre fin aux voyages à l’étranger, de stocker leurs liquidités à la banque, de cesser de répandre des rumeurs négatives. «Nous ne devons pas nous désespérer ni admettre la défaite. Nous devons être volontaires pour relever les défis, volontaires pour nous sacrifier pour la défense de notre indépendance et de notre dignité», a martelé Mahathir. Comme en Thaïlande, en Corée du Sud ou en Indonésie, la devise malaisienne, le ringgit, a plongé, entraînant les marchés financiers. Depuis juillet, la monnaie a perdu plus de 40% de sa valeur et le marché des actions cédé 50%. Mais contrairement à ces autres Etats asiatiques, le chef du gouvernement a refusé le recours au FMI. Dimanche, l’ambassadeur des Etats-Unis à Kuala Lumpur a déclaré avoir confiance dans l’avenir de ce pays. «Dans toute l’Asie, la Malaisie a l’une des économies les mieux gérées», a estimé John Malott cité par l’agence nationale de presse Bernama. «Grâce aux mesures qui sont en train d’être prises, la Malaisie s’en sort tout à fait bien en ce qui concerne le rétablissement de la confiance des investisseurs». (Reuters)
Confrontée à la crise financière qui sévit sur l’Asie du Sud-Est, la Malaisie expérimente des remèdes sans rapport avec les potions habituelles du Fonds monétaire international (FMI), dont le gouvernement de Kuala Lumpur a constamment rejeté l’intervention. Dans son discours du Nouvel an, le premier ministre Mahathir Mohamad a exhorté ses concitoyens à vendre leurs avoirs étrangers, à cultiver des légumes, à déposer leur or et à restreindre leur consommation de sucre. Jouant la corde sensible du nationalisme, la campagne amplement relayée par les médias, presque tous les jours, incite également les Malaisiens à ne s’épargner aucun effort pour rendre leur économie moins dépendante du dollar. Il leur est demandé de mettre fin aux voyages à l’étranger, de stocker leurs liquidités à la banque, de cesser de...
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