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Actualités - Chronologie

La politique étrangère US subirait les retombées du scandale

La Maison-Blanche a assuré que le scandale sexuel qui frappe Bill Clinton ne l’empêchait pas d’assumer ses responsabilités, mais la crise en cours avec l’Irak sera l’occasion d’en faire la démonstration. Les principaux conseillers du président américain pour les affaires de sécurité se sont réunis en week-end afin d’évoquer une nouvelle mise en garde de l’ONU à Bagdad à la suite de son refus d’autoriser l’inspection de certains sites. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Eric Rubin, a déclaré que Bill Clinton pourrait contacter les alliés traditionnels de l’Amérique afin d’évoquer la question et n’excluait pas l’emploi de la force. «Nous poursuivons nos objectifs, que nous avons clairement définis, par la voie diplomatique mais nous n’excluons rien», a-t-il indiqué. Certains, dont l’Irak, ont estimé que le président, handicapé par les accusations de l’affaire Lewinsky, pourrait ordonner une attaque sur Bagdad afin de faire diversion. Ce scénario rappelle étrangement celui d’un film hollywoodien récent,«Wag the Dog», dans lequel des collaborateurs du président montent de toutes pièces une guerre afin de détourner les médias d’une accusation selon laquelle le locataire de la Maison-Blanche aurait agressé sexuellement une jeune scoute dans le bureau ovale. Le porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé que le scandale en cours n’avait joué aucun rôle dans le processus de prise de décision présidentiel. «Certainement pas au sein de l’équipe chargée de la politique étrangère, absolument pas», a insisté M. Rubin. A l’inverse, une hésitation à agir rapidement à la suite de l’avertissement de l’ONU pourrait accréditer la thèse selon laquelle Bill Clinton est trop occupé sur le plan intérieur pour agir fermement dans le jeu du chat et de la souris engagé avec le président irakien Saddam Hussein. Le chef des inspecteurs sur le désarmement de l’Irak, Richard Butler, a rendu compte au Conseil de Sécurité de son récent voyage à Bagdad et de la menace irakienne de cesser toute coopération avec les inspecteurs de l’ONU. L’autre gros dossier de politique internationale qui pourrait pâtir des déboires présidentiels est le processus de paix au Proche-Orient. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le dirigeant palestinien Yasser Arafat ont rencontré séparément le président américain cette semaine. L’un des principaux négociateurs palestiniens, Nabil Chaath, a déclaré: «Nous sommes confrontés à un très sérieux problème, celui constitué par les problèmes intérieurs de M. Clinton». (AFP)
La Maison-Blanche a assuré que le scandale sexuel qui frappe Bill Clinton ne l’empêchait pas d’assumer ses responsabilités, mais la crise en cours avec l’Irak sera l’occasion d’en faire la démonstration. Les principaux conseillers du président américain pour les affaires de sécurité se sont réunis en week-end afin d’évoquer une nouvelle mise en garde de l’ONU à Bagdad à la suite de son refus d’autoriser l’inspection de certains sites. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Eric Rubin, a déclaré que Bill Clinton pourrait contacter les alliés traditionnels de l’Amérique afin d’évoquer la question et n’excluait pas l’emploi de la force. «Nous poursuivons nos objectifs, que nous avons clairement définis, par la voie diplomatique mais nous n’excluons rien», a-t-il indiqué. Certains, dont...