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Actualités - Chronologie

Le bras de fer avec la Commission Vérité

L’ancien président sud-africain Pieter W. Botha a toujours affirmé son refus de demander l’amnistie à la Commission Vérité et Réconciliation (TRC), ou simplement de témoigner devant elle, mettant en cause la légitimité même d’une institution qu’il a qualifiée de «cirque». La TRC n’a toutefois engagé l’épreuve de force avec lui qu’après avoir tout essayé pour le convaincre de témoigner. Le président de la commission, Mgr Desmond Tutu, s’était rendu personnellement au domicile de P.W. Botha dès novembre 1996, à Wilderness, dans la province du Cap occidental. 1997 — 30 septembre: Première assignation à comparaître de P.W. Botha pour une session de la TRC le 14 octobre. Botha invoque des raisons de santé pour refuser de témoigner. — 16 novembre: «Traînez-moi en justice si vous voulez m’inculper, mais je ne me produis pas dans des cirques», déclare P.W. Botha au journal en afrikaans «Rapport». — 17 novembre: Mgr Desmond Tutu annonce l’intention de la TRC de poursuivre l’ancien président en justice après avoir été informé que Botha ne participerait pas à la prochaine audition de la TRC. — 18 novembre: P.W. Botha confirme dans un communiqué qu’il vient de se fiancer avec une femme de 35 ans sa cadette, Reinette Te Water Naude. — 20 Novembre: Seconde assignation à comparaître délivrée pour le 5 décembre, pour une session de la TRC consacrée à l’ancien Conseil de sécurité d’Etat sous l’apartheid. — 4 décembre: A cette audition, le chef de l’espionnage sous l’apartheid, Neil Barnard, affirme devant la TRC avoir informé M. Botha, au milieu des années 80, que les forces de sécurité se livraient à des meurtres et des tortures sur des activistes anti-apartheid. — 5 décembre: Pieter Botha remet un document de 1.700 pages à la TRC, réponse à un questionnaire, dans lequel il rejette toute responsabilité dans les violations des droits de l’homme perpétrées sous son gouvernement. Le même jour, le procureur (Attorney General) du Cap annule la seconde assignation à comparaître de la TRC pour vice de forme. La Commission transmet une troisième assignation pour le 19 décembre. — 8 décembre: Desmond Tutu, président de la TRC, exige des excuses de Pieter Botha pour avoir comparé la Commission à un «cirque». — 10 décembre: «Si tous les efforts de persuasion échouent, la loi doit suivre son cours», souligne le président Nelson Mandela. — 19 décembre: Après avoir été informée du nouveau refus de témoigner de P.W. Botha, la Commission dépose plainte auprès du procureur du Cap. 1998 — 7 janvier: Le procureur du Cap, Frank Kahn, décide d’engager des poursuites contre l’ancien président. P.W. Botha, qui ne sera pas arrêté, se dit disposé à comparaître au tribunal à la date fixée pour l’audience. Le 23 janvier, à George, à l’est du Cap, près de sa demeure de Wilderness. — 12 janvier: Pieter W. Botha a 82 ans. — 23 janvier: Pieter W. Botha comparaît à George devant le juge Victor Lugaju. (AFP)
L’ancien président sud-africain Pieter W. Botha a toujours affirmé son refus de demander l’amnistie à la Commission Vérité et Réconciliation (TRC), ou simplement de témoigner devant elle, mettant en cause la légitimité même d’une institution qu’il a qualifiée de «cirque». La TRC n’a toutefois engagé l’épreuve de force avec lui qu’après avoir tout essayé pour le convaincre de témoigner. Le président de la commission, Mgr Desmond Tutu, s’était rendu personnellement au domicile de P.W. Botha dès novembre 1996, à Wilderness, dans la province du Cap occidental. 1997 — 30 septembre: Première assignation à comparaître de P.W. Botha pour une session de la TRC le 14 octobre. Botha invoque des raisons de santé pour refuser de témoigner. — 16 novembre: «Traînez-moi en justice si vous voulez...