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Actualités - Chronologie

Israël prend au sérieux le risque d'une flambée de violence

Les Palestiniens évoquent la perspective d’une confrontation avec Israël face à l’impasse du processus de paix, tout en espérant ne pas devoir recourir à la violence. Les Palestiniens ont multiplié les mises en garde sur un regain de violence si le processus de paix n’était pas débloqué. «La patience de notre population n’est pas sans limites», a déclaré M. Marouane Barghouti, secrétaire général du mouvement Fateh en Cisjordanie. «Une nouvelle confrontation sera inévitable s’il se confirme que le processus en cours ne mène pas à la fin de l’occupation», a-t-il dit. Les Palestiniens sont entrés dans le processus de paix avec l’objectif d’un Etat mais le gouvernement Netanyahu œuvre à empêcher l’autonomie de se développer en une entité indépendante. M. Arafat avait averti dimanche dernier qu’une nouvelle «Intifada», sur le modèle du soulèvement contre l’occupation qui a secoué les territoires de 1987 à 1994, pourrait se déclencher. «Nous sommes prêts à retourner à la case départ et à recommencer sept années d’Intifada», avait déclaré M. Arafat devant des milliers de ses partisans à Gaza. Pour le politologue palestinien Khalil Chikaki, l’Autorité palestinienne «sera bien obligée de recourir à la confrontation» face à l’intransigeance de M. Netanyahu. Elle pourrait encourager des manifestations de protestation, là où Israéliens et Palestiniens sont en contact, comme à Hébron en Cisjordanie. L’Autorité fera cependant son possible pour éviter qu’une confrontation dégénère en conflit armé, estime M. Chikaki, qui dirige le Centre d’Etudes et de Recherches sur la Palestine, à Naplouse. «Métal brûlant» «L’Autorité sait parfaitement que les Palestiniens ont plus à perdre qu’Israël dans un conflit armé et elle mise avant tout sur l’action diplomatique pour tenter d’infléchir la position israélienne», a-t-il dit. De même, pour M. Barghouti, «il ne s’agit pas de refaire l’«Intifada», car les conditions sont très différentes». Il évoque plutôt la possibilité de «heurts armés», comme ceux qui avaient mis aux prises militaires israéliens et policiers palestiniens, en septembre 1996, faisant plus de 80 morts, à la suite du percement par Israël d’un souterrain près de l’Esplanade des mosquées à Jérusalem-Est. M. Barghouti relève que la commémoration du dixième anniversaire de l’Intifada, le mois dernier en Cisjordanie, a pris la forme «de processions armées, y compris dans les zones sous contrôle israélien». «Le message est clair», selon lui. L’armée israélienne, de son côté, prend très au sérieux le risque d’une flambée de violence. «L’état-major part de l’hypothèse qu’une explosion se produira en 1998, vu le blocage persistant du processus de paix», indique le spécialiste militaire du quotidien Haaretz, M. Amir Oren. «Il y a même un nom de code pour ce cas de figure, «métal brûlant», et divers plans de riposte sont prévus et font l’objet d’exercices d’alerte», précise-t-il. Selon lui, l’état-major et le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï souhaitent éviter l’escalade et insistent sur l’importance de la coopération avec les services de sécurité palestiniens pour empêcher des attaques islamistes au cœur d’Israël. (AFP)
Les Palestiniens évoquent la perspective d’une confrontation avec Israël face à l’impasse du processus de paix, tout en espérant ne pas devoir recourir à la violence. Les Palestiniens ont multiplié les mises en garde sur un regain de violence si le processus de paix n’était pas débloqué. «La patience de notre population n’est pas sans limites», a déclaré M. Marouane Barghouti, secrétaire général du mouvement Fateh en Cisjordanie. «Une nouvelle confrontation sera inévitable s’il se confirme que le processus en cours ne mène pas à la fin de l’occupation», a-t-il dit. Les Palestiniens sont entrés dans le processus de paix avec l’objectif d’un Etat mais le gouvernement Netanyahu œuvre à empêcher l’autonomie de se développer en une entité indépendante. M. Arafat avait averti dimanche dernier...