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Actualités - Chronologie

Les Emirats se fâchent contre les contrebandiers de pétrole irakien

Les Emirats arabes unis se sont décidés à lutter contre la contrebande de pétrole irakien après une marée noire provoquée par une barge chargée de pétrole brut qui a dévasté leurs côtes. Le ministre des Affaires étrangères cheikh Hamdan ben Zayed Al-Nahyan a reconnu que la contrebande de pétrole dans les eaux des Emirats avait provoqué «des catastrophes écologiques» au cours des derniers jours. Cheikh Hamdan, qui préside un comité de surveillance du respect de l’embargo, a affirmé que les Emirats «continueraient à appliquer strictement» les sanctions de l’ONU, malgré leurs relations commerciales étroites avec l’Irak. D’après des commerçants et des militaires, des hommes d’affaires établis dans les Emirats importent en fraude des produits pétroliers venus d’Irak, qui transitent par les eaux territoriales iraniennes pour échapper à la surveillance d’une force navale internationale. Le 7 janvier, une barge surchargée de 11.000 tonnes de pétrole brut a coulé par gros temps au large de Charjah, l’un des sept Emirats arabes unis. Une marée noire s’est répandue sur les côtes de quatre Emirats, obligeant deux usines de dessalement à s’arrêter, et provoquant des dégâts tels que l’opinion publique s’est émue des conséquences d’une contrebande dont l’existence était jusque-là démentie. Les garde-côtes exaspérés ont commencé à donner sous le couvert de l’anonymat le nom du responsable irakien de la compagnie à qui appartenait la barge et de ses associés émiratis. Des éditoriaux vengeurs ont dénoncé «ceux qui recherchent leur propre intérêt et de gros profits», tandis que le conseil consultatif, une assemblée fédérale désignée, demandait au gouvernement de prendre des mesures. La réaction a été d’autant plus vive que les contrebandiers étaient déjà soupçonnés d’être responsables d’une marée noire en juillet dernier, quand une barge chargée de 5.000 tonnes de diesel avait coulé par gros temps au large de Charjah. Une nouvelle alerte a eu lieu mercredi dernier quand une barge transportant 5.000 tonnes de fioul a commencé à fuir et a dû être remorquée dans un port de Charjah. D’après le «Gulf News» de Dubai, les équipages des deux barges de janvier étaient en majorité irakiens. Ces désastres écologiques coïncident apparemment avec une augmentation de la contrebande irakienne, dont les exportations illégales étaient déjà estimées l’été dernier à 5.000 tonnes de gazole par jour par des commerçants en pétrole. «Au cours des 30 derniers jours, la force multinationale (américaine, canadienne et britannique) a intercepté trois bateaux, deux chargés de fioul et un de gazole», a déclaré un officier américain dans le Golfe. Les bateaux ont été amenés sous escorte dans des ports du Golfe qu’il n’a pas nommés. «Il est de notoriété publique qu’il y a eu une fraude massive à travers les eaux territoriales d’autres pays au cours des derniers mois», a-t-il ajouté sans désigner nommément l’Irak. L’Iran a démenti à plusieurs reprises les accusations des Nations Unies qui lui reprochent de favoriser la contrebande irakienne en prêtant son pavillon à des bateaux venus d’Irak. Pour maximiser leurs profits, les fraudeurs utilisent des barges au rebut et les remplissent au-delà de leurs capacités, ce qui les rend vulnérables aux vents qui soufflaient sur le Golfe ce mois-ci et en juillet dernier. Un commandant de frégate de la force multinationale se plaignait l’été dernier de ce que les navires interceptés étaient trop souvent relâchés immédiatement par les autorités portuaires des Emirats. Cheikh Hamdan a affirmé que depuis la mise en place de son comité l’année dernière, les Emirats avaient confisqué et revendu au profit de l’ONU les cargaisons de six bateaux. «La contrebande ternit l’image et le prestige des Emirats», a-t-il déclaré à l’agence officielle WAM. (AFP)
Les Emirats arabes unis se sont décidés à lutter contre la contrebande de pétrole irakien après une marée noire provoquée par une barge chargée de pétrole brut qui a dévasté leurs côtes. Le ministre des Affaires étrangères cheikh Hamdan ben Zayed Al-Nahyan a reconnu que la contrebande de pétrole dans les eaux des Emirats avait provoqué «des catastrophes écologiques» au cours des derniers jours. Cheikh Hamdan, qui préside un comité de surveillance du respect de l’embargo, a affirmé que les Emirats «continueraient à appliquer strictement» les sanctions de l’ONU, malgré leurs relations commerciales étroites avec l’Irak. D’après des commerçants et des militaires, des hommes d’affaires établis dans les Emirats importent en fraude des produits pétroliers venus d’Irak, qui transitent par les eaux...