Suharto confirme sa volonté de rester à la tête de l'Indonésie
le 21 janvier 1998 à 00h00
Le président Suharto, au pouvoir depuis plus de 30 ans, a confirmé hier qu’il briguerait en mars prochain un septième mandat — qu’il est certain d’obtenir — à la tête de l’Indonésie qui vacille à nouveau au bord de l’effondrement économique. La décision du président Suharto, 76 ans, doyen des chefs d’Etat asiatiques encore en exercice, ne constitue pas une surprise et a été annoncée alors que la roupie indonésienne replongeait vers son niveau historique de baisse et que la Bourse, après une semaine de hausse, vacillait à son tour. L’annonce que le président Suharto «acceptait la nomination» a été faite mardi par le chef du Golkar, le parti du Pouvoir, M. Harmoko à l’issue d’une audience à la résidence présidentielle privée à laquelle assistaient également le commandant en chef des Forces armées, le général Feisal Tanyung ainsi que le ministre de l’Intérieur, M. Mohammad Yogie Memet. «M. Suharto a déclaré qu’il ne fuirait pas ses responsabilités, même si cela veut dire qu’il doit sacrifier ses obligations familiales», a ajouté M. Harmoko. Alertes de santé La décision de M. Suharto de se faire reconduire une septième fois à la tête de l’Indonésie était apparue comme acquise lorsqu’il avait annoncé jeudi dernier la création, sous son autorité directe, d’un Conseil suprême chargé de superviser la mise en place du programme de réformes économiques exigées par le Fonds monétaire international. Sa reconduction pour un nouveau mandat présidentiel n’est qu’une formalité, les deux tiers des 1.000 membres de l’assemblée consultative du Peuple procédant formellement à l’élection du chef de l’Etat étant désignés par lui-même. La question qui reste posée est celle du candidat à la vice-présidence, fonction purement protocolaire du vivant du président mais auquel, selon la Constitution du pays, il succède en cas de décès ou d’incapacité pour la durée restante du mandat en cours. L’âge du président Suharto et les alertes de santé qu’il a connues, la plus récente en décembre dernier, donnent au choix du prochain vice-président — qui, dans les faits, revient au président — une importance primordiale et en fait un objet d’intenses spéculations. (AFP)
Le président Suharto, au pouvoir depuis plus de 30 ans, a confirmé hier qu’il briguerait en mars prochain un septième mandat — qu’il est certain d’obtenir — à la tête de l’Indonésie qui vacille à nouveau au bord de l’effondrement économique. La décision du président Suharto, 76 ans, doyen des chefs d’Etat asiatiques encore en exercice, ne constitue pas une surprise et a été annoncée alors que la roupie indonésienne replongeait vers son niveau historique de baisse et que la Bourse, après une semaine de hausse, vacillait à son tour. L’annonce que le président Suharto «acceptait la nomination» a été faite mardi par le chef du Golkar, le parti du Pouvoir, M. Harmoko à l’issue d’une audience à la résidence présidentielle privée à laquelle assistaient également le commandant en chef des Forces...
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