Kabila accorde son pardon aux assassinats de Patrice Lumumba
le 20 janvier 1998 à 00h00
Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), Laurent-Désiré Kabila, a affirmé samedi «pardonner» aux assassins de Patrice Lumumba, tout en rappelant les responsabilités de la classe politique dans la mort du «père de l’indépendance». Présidant au palais du peuple de Kinshasa une cérémonie marquant le 37e anniversaire de la mort, le 17 janvier 1961, de celui qui fut le premier ministre du Congo indépendant, M. Kabila a rappelé que «beaucoup de dirigeants de ce pays ont été les exécutants de la trahison (l’assassinat de Patrice Lumumba)». «Une bonne partie d’entre eux sont vivants. Nous les connaissons, nous les côtoyons (…) nous aurons le temps de les citer, pas nécessairement aujourd’hui», a-t-il ajouté. M. Kabila, qui fut longtemps un rebelle avant de renverser le maréchal Mobutu sese Seko en mai dernier, se réclame du «lumumbisme». La fille de Patrice Lumumba, Juliana Lumumba, est vice-ministre de la Culture dans le gouvernement de salut public congolais. Dans son discours, le chef de l’Etat visait notamment Etienne Tshisekedi, commissaire général (ministre) adjoint à la Justice du colonel Mobutu au moment de l’arrestation de Patrice Lumumba. M. Tshisekedi, qui devint par la suite le chef de file de l’opposition au régime de Mobutu et qui ne reconnaît pas le pouvoir de M. Kabila, était en 1960 proche de Mobutu, alors chef de l’armée. Patrice Lumumba «a payé de sa vie (…) d’avoir compris avant les autres qu’il fallait que les Congolais soient totalement indépendants», a jugé M. Kabila. Malgré leurs responsabilités dans sa mort, «le pardon va être donné à beaucoup de ces criminels», a-t-il dit. Ce pardon «n’est pas un signe de faiblesse, c’est la logique d’une politique. Ceux qui ont été au pouvoir avant nous ont trop tué. Il faut arrêter ce cycle». (AFP)
Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), Laurent-Désiré Kabila, a affirmé samedi «pardonner» aux assassins de Patrice Lumumba, tout en rappelant les responsabilités de la classe politique dans la mort du «père de l’indépendance». Présidant au palais du peuple de Kinshasa une cérémonie marquant le 37e anniversaire de la mort, le 17 janvier 1961, de celui qui fut le premier ministre du Congo indépendant, M. Kabila a rappelé que «beaucoup de dirigeants de ce pays ont été les exécutants de la trahison (l’assassinat de Patrice Lumumba)». «Une bonne partie d’entre eux sont vivants. Nous les connaissons, nous les côtoyons (…) nous aurons le temps de les citer, pas nécessairement aujourd’hui», a-t-il ajouté. M. Kabila, qui fut longtemps un rebelle avant de renverser le maréchal...
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