Le président Boris Eltsine a dit hier partager la ligne dure adoptée par son ministre de l’Intérieur, Anatoly Koulikov, envers les Tchéchènes, mais il a déploré qu’elle ait été mal présentée, rapporte l’agence Interfax. «Après tout, ma position n’est pas éloignée de la vôtre», a-t-il dit à son ministre qu’il recevait au Kremlin. Début janvier, Anatoly Koulikov avait accusé les rebelles tchétchènes d’avoir mené une série de raids en Russie et souligné que Moscou se réservait le droit de prendre des mesures draconiennes pour les empêcher, y compris en ayant recours à des «frappes préventives» en territoire tchétchène. Les dirigeants tchétchènes ont nié héberger les auteurs, non identifiés, de ces raids. La déclaration d’Anatoly Koulikov a été sévèrement critiquée à la fois par les dirigeants séparatistes tchétchènes et par les libéraux russes, les uns et les autres redoutant qu’elle ne conduise à une reprise de l’impopulaire guerre de Tchétchénie. Cette dernière s’est achevée sur une trêve en août 1996 après 21 mois d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts. «Avant de faire de telles déclarations, vous devriez me demander mon avis», a dit Boris Eltsine à son ministre lors d’un entretien au premier jour de la reprise de ses activités après deux semaines de vacances. «Quelques mots auraient dû être nuancés pour éviter de soulever un tel tollé». «L’imprécision de votre déclaration a été montée en épingle par les médias qui n’ont pas hésité à dire que Koulikov avait déclaré la guerre à la Tchétchénie», a souligné le président. Le ministre s’est défendu d’avoir eu une telle intention. «Je n’ai pas évoqué une quelconque guerre, mais j’ai parlé de terroristes et de bandits qui devaient être tenus pour responsables et que l’on ne devrait pas hésiter à éliminer physiquement le cas échéant», a ajouté Anatoly Koulikov. (Reuters)
Le président Boris Eltsine a dit hier partager la ligne dure adoptée par son ministre de l’Intérieur, Anatoly Koulikov, envers les Tchéchènes, mais il a déploré qu’elle ait été mal présentée, rapporte l’agence Interfax. «Après tout, ma position n’est pas éloignée de la vôtre», a-t-il dit à son ministre qu’il recevait au Kremlin. Début janvier, Anatoly Koulikov avait accusé les rebelles tchétchènes d’avoir mené une série de raids en Russie et souligné que Moscou se réservait le droit de prendre des mesures draconiennes pour les empêcher, y compris en ayant recours à des «frappes préventives» en territoire tchétchène. Les dirigeants tchétchènes ont nié héberger les auteurs, non identifiés, de ces raids. La déclaration d’Anatoly Koulikov a été sévèrement critiquée à la fois par...
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