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Actualités - Chronologie

Entre israéliens et palestiniens , un gouffre de méfiance

Israéliens et Palestiniens sont séparés par un gouffre de méfiance et ne manifestent aucune velléité de dialogue à la veille des rencontres de leurs dirigeants respectifs avec le président Bill Clinton. Les deux parties s’accusent mutuellement de violer les accords conclus et ont préparé d’épais documents à l’appui de leur thèse pour convaincre leurs interlocuteurs américains de leur bonne foi. Les Palestiniens espèrent obtenir l’arbitrage en leur faveur du président Clinton, le grand parrain du processus de paix. Les Israéliens veulent surtout limiter les dégâts et éviter un désaveu public de l’allié américain. Le fossé est tellement profond entre Israéliens et Palestiniens qu’aucune rencontre Arafat-Netanyahu n’est prévue alors que les deux dirigeants ne se sont pas vus depuis le 8 octobre dernier. «Nous appelons le président Clinton à sauver le processus de paix mis en péril par les tenants de l’occupation et de la colonisation en Israël», a lancé le Cabinet palestinien dans un communiqué publié samedi. «Mon plus grand espoir est que le président Clinton puisse convaincre M. Netanyahu de respecter ses engagements», a déclaré aux journalistes le président palestinien. Dans une interview à la radio, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, M. Eliahu Ben Elissar, a minimisé pour sa part les divergences avec Washington et s’est déclaré convaincu que MM. Clinton et Netanyahu «trouveraient un langage commun». Israël a assorti sa promesse de redéployer son armée en Cisjordanie, qui figure expressément dans les accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne, de quarante conditions aussitôt rejetées par les Palestiniens. «Le problème n’est pas ce qu’Israël doit faire mais que les Palestiniens respectent enfin leurs engagements et avant tout celui de lutter sans merci contre le terrorisme, c’est la condition sine qua non pour relancer le processus», a déclaré à la radio le porte-parole du premier ministre M. David Bar Illan. La radio officielle palestinienne a affirmé quant à elle que M. Netanyahu commettrait l’erreur de sa vie s’il croyait que les Palestiniens «renonceraient à un seul pouce» de leur sol.
Israéliens et Palestiniens sont séparés par un gouffre de méfiance et ne manifestent aucune velléité de dialogue à la veille des rencontres de leurs dirigeants respectifs avec le président Bill Clinton. Les deux parties s’accusent mutuellement de violer les accords conclus et ont préparé d’épais documents à l’appui de leur thèse pour convaincre leurs interlocuteurs américains de leur bonne foi. Les Palestiniens espèrent obtenir l’arbitrage en leur faveur du président Clinton, le grand parrain du processus de paix. Les Israéliens veulent surtout limiter les dégâts et éviter un désaveu public de l’allié américain. Le fossé est tellement profond entre Israéliens et Palestiniens qu’aucune rencontre Arafat-Netanyahu n’est prévue alors que les deux dirigeants ne se sont pas vus depuis le 8 octobre...