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Actualités - Chronologie

Le Monde publie des écrits de gueux

Plusieurs dizaines de milliers de chômeurs ou de personnes démunies ont déposé des demandes d’aides d’urgence dans le cadre du dispositif mis en place par le gouvernement dans les préfectures, écrit Le Monde. Dans son édition du 18 janvier, le quotidien publie des lettres accompagnant ces demandes. Des «“écrits de gueux” qui font parfois penser aux cahiers de doléances», précise-t-il. «Voilà cinq ans que je suis dans le chômage et ça me fait l’impression que j’y suis depuis cinquante ans», écrit Fernand, 53 ans, de Toulon. «J’avais fait quelques économies pour ma retraite. J’ai tout dépensé, même l’amour-propre. Chaque jour, je descends une marche. Je vous en prie de me donner la main avant que j’arrive au fond», ajoute-t-il. Solange, 47 ans, secrétaire comptable RMiste à Lyon, explique que sa priorité est «de préserver mon toit quitte à me priver de tout». «Mon frigo est désespérément vide. A Noël, je n’ai même pas pu offrir une papillote à mes trois petits-enfants». «Il faut un mal de chien ne serait-ce que pour obtenir un passe pour le bus. Je suis hélas handicapé et malade, mais pas assez pour être reconnu», écrit Marcel, un chômeur de 50 ans. «J’ai cinquante ans et je me vois mal trouver du travail dans une Lorraine sinistrée. je suis inscrit à l’ANPE, mais pour eux je suis un boulet», ajoute-t-il. Dans son éditorial, Le Monde rappelle un préambule de la Constitution: «Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi (…) Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence». «Que valent aujourd’hui ces mots face à la réalité vécue par nombre de nos citoyens?», ajoute le quotidien, pour qui la précarisation de l’emploi «touche directement 7 millions de Français». (Reuters)
Plusieurs dizaines de milliers de chômeurs ou de personnes démunies ont déposé des demandes d’aides d’urgence dans le cadre du dispositif mis en place par le gouvernement dans les préfectures, écrit Le Monde. Dans son édition du 18 janvier, le quotidien publie des lettres accompagnant ces demandes. Des «“écrits de gueux” qui font parfois penser aux cahiers de doléances», précise-t-il. «Voilà cinq ans que je suis dans le chômage et ça me fait l’impression que j’y suis depuis cinquante ans», écrit Fernand, 53 ans, de Toulon. «J’avais fait quelques économies pour ma retraite. J’ai tout dépensé, même l’amour-propre. Chaque jour, je descends une marche. Je vous en prie de me donner la main avant que j’arrive au fond», ajoute-t-il. Solange, 47 ans, secrétaire comptable RMiste à Lyon, explique...