Quelques mois seulement après sa mort, la princesse Diana va être ressuscitée à l’écran, aux côtés de son amant Dodi Fayed, dans un feuilleton télévisé britannique qui brise ouvertement le tabou entourant l’exploitation commerciale de son image. Faisant fi des menaces de poursuites judiciaires de la famille de la princesse, les producteurs ont annoncé à Londres qu’ils s’apprêtaient à entamer le tournage pour une diffusion prévue dès mi-avril, qui sera la première d’une fiction ayant trait à Lady Di. Les heureux téléspectateurs sont ceux de la chaîne câblée Live TV, qualifiée de «télé à scandale» par ses détracteurs et dirigée par un ancien rédacteur en chef du «Sun», Kelvin MacKenzie. Une chaîne qui, jusqu’ici, avait surtout fait le bonheur de son public en retransmettant des compétitions de fléchettes disputées par des femmes aux seins nus. Le long métrage de 90 minutes, baptisé «La princesse du peuple», est d’autant plus controversé qu’il est produit par le groupe Mirror Television, dont le journal populaire du même nom a pendant des années scruté sans retenue la vie privée de la princesse. Au vu des précisions apportées par les producteurs, le film n’a manifestement par l’ambition d’entrer dans la course aux Oscars. Le tournage, qui débutera le 1er février à Majorque (Espagne), s’achèvera au bout de seulement deux mois pour un budget modeste de 2,5 millions de dollars. Les deux comédiens retenus pour camper le couple tragique, notoirement inconnus, ont été choisis pour leur ressemblance avec ceux qu’ils incarnent. Amy Seccombe (Diana) a fait quelques apparitions au théâtre tandis que George Jackos (Dodi) a fait pendant un an le bonheur des ménagère britanniques dans un feuilleton à l’eau de rose. «La princesse du peuple» entend retracer la dernière année de la vie de Diana, de son divorce d’avec le prince Charles jusqu’à sa rencontre avec le fils du richissime propriétaire des magasins Harrods et enfin l’accident du pont de l’Alma à Paris. Le groupe Mirror a promis une histoire «romantique» aux Britanniques, qui ont quasi-béatifié Diana depuis sa mort. «Il n’y a pas de scènes de sexe», s’est empressé de rassurer Mirror Television. Le film «retrace sa quête de bonheur personnel (...), comment elle a été comblée par son rôle public de reine des cœurs, en dépit du harcèlement des paparazzi», explique sans vergogne le groupe Mirror. Le projet a déclenché la fureur du Fonds Diana, créé pour soutenir les causes favorites de la princesse, et qui entend avoir la haute main sur la gestion de son image. «Personne n’a demandé notre autorisation (...). Un film comme celui-ci, produit si tôt après le décès de la princesse et de Dodi Fayed, est totalement inapproprié et impudique», a protesté l’avocat du Fonds, Mishcon de Reya. Contrairement aux disques d’hommage et multiples vidéos-documentaires vendus ces derniers mois, qui ont reversé leurs millions de livres de bénéfices à l’institution de bienfaisance, le téléfilm est cette fois une opération purement commerciale. «L’idée d’avoir à obtenir une permission est scandaleuse. Personne n’en a demandée pour faire un film sur Jésus-Christ, Gandhi, Jeanne d’Arc ou les Dix Commandements», a rétorqué le directeur de Mirror Television, Kelvin MacKenzie. «De toutes façons, je pense que nous allons perdre de l’argent sur ce film», a-t-il assuré. Avant de reconnaître qu’il avait déjà vendu les droits à 19 chaînes dans le monde et était en négociation avec un réseau de télévision américain. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quelques mois seulement après sa mort, la princesse Diana va être ressuscitée à l’écran, aux côtés de son amant Dodi Fayed, dans un feuilleton télévisé britannique qui brise ouvertement le tabou entourant l’exploitation commerciale de son image. Faisant fi des menaces de poursuites judiciaires de la famille de la princesse, les producteurs ont annoncé à Londres qu’ils s’apprêtaient à entamer le tournage pour une diffusion prévue dès mi-avril, qui sera la première d’une fiction ayant trait à Lady Di. Les heureux téléspectateurs sont ceux de la chaîne câblée Live TV, qualifiée de «télé à scandale» par ses détracteurs et dirigée par un ancien rédacteur en chef du «Sun», Kelvin MacKenzie. Une chaîne qui, jusqu’ici, avait surtout fait le bonheur de son public en retransmettant des compétitions...