Scott Ritter, l’inspecteur américain des Nations Unies devenu indésirable aux yeux des Irakiens, est issu du corps des Marines et son franc-parler lui a parfois attiré les foudres du Pentagone. Scott Ritter lui-même a démenti être un «espion», comme l’en accuse Bagdad. Plusieurs responsables américains et des Nations Unies ont également réfuté les accusations irakiennes. «Scott Ritter est un inspecteur professionnel de contrôle des armements. Il n’est pas un espion. Il est un responsable des Nations Unies», déclarait encore mardi le responsable de la Commission des Nations Unies chargé du désarmement en Irak (UNSCOM), Richard Butler. Ce n’est pas la première fois que Scott Ritter défraie l’actualité et les télévisions américaines diffusent à longueur de journée depuis le début de la semaine les déambulations en Irak de cet homme à la carrure d’athlète, né en Floride il y a 36 ans. Sceau Ritter avait déjà fait sensation en 1992, en affirmant devant un professeur de l’université Johns Hopkins, Mark Crispin Miller, pour un ouvrage en préparation, que les Etats-Unis n’étaient pas parvenus, contrairement aux affirmations du Pentagone, à détruire un seul des sites mobiles irakiens de lancement de missiles Scud pendant la guerre du Golfe, fin 1990-1991. Scott Ritter était à l’époque spécialiste des missiles balistiques pour le compte des Nations Unies, dont il avait rejoint la Commission pour le désarmement irakien en septembre 1991, peu après avoir quitté le corps des Marines, en juin de la même année, avec le grade de capitaine. Ses affirmations avaient jeté un certain froid dans la hiérarchie militaire et suscité un débat sur l’efficacité des raids aériens contre les positions irakiennes pendant la guerre. Le commandant-en-chef des forces armées, le général Norman Schwarzkopf, avait affirmé pour sa part pendant les hostilités que les appareils américains avaient détruit pas moins de 30 sites de lancement fixes et 16 sites de lancement mobiles, sur les 20 que les Alliés estimaient être en possession de l’Irak. Une méthode contestée Scott Ritter a participé à 35 inspections en Irak depuis son entrée en fonctions au sein de l’UNSCOM. L’une d’entre elles, le mois dernier, avait déjà provoqué la colère de Bagdad. L’inspecteur des Nations Unies avait négligé, un jour à sa descente d’avion, de participer à la cérémonie d’accueil incontournable avec les Irakiens et était parti directement avec son équipe vers un site fréquenté par Saddam Hussein. «C’est parfaitement légitime. Il n’a pas à prendre le thé avec eux», a déclaré un porte-parole de l’UNSCOM à New York, Ewen Buchanan, interrogé sur cet incident. Le style de travail de Scott Ritter semble aussi susciter des réserves chez certains membres de l’UNSCOM. De sources informées, on indiquait que les méthodes de l’Américain ont entraîné des critiques, en particulier de la part d’inspecteurs français de l’UNSCOM. Scott Ritter est ainsi passé récemment derrière une inspection faite par un Français pour contrôler son travail, a-t-on ajouté de mêmes sources. Scott Ritter était au moment de la guerre du Golfe en poste au quartier général du Commandement central américain, comme analyste pour évaluer les dégâts provoqués par les bombardements. Il travaillait auparavant pour l’Agence pour la défense nucléaire (1988-1990) qui s’occupe des questions nucléaires pour le compte du Pentagone. Il est passé par plusieurs écoles d’officiers de renseignement. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Scott Ritter, l’inspecteur américain des Nations Unies devenu indésirable aux yeux des Irakiens, est issu du corps des Marines et son franc-parler lui a parfois attiré les foudres du Pentagone. Scott Ritter lui-même a démenti être un «espion», comme l’en accuse Bagdad. Plusieurs responsables américains et des Nations Unies ont également réfuté les accusations irakiennes. «Scott Ritter est un inspecteur professionnel de contrôle des armements. Il n’est pas un espion. Il est un responsable des Nations Unies», déclarait encore mardi le responsable de la Commission des Nations Unies chargé du désarmement en Irak (UNSCOM), Richard Butler. Ce n’est pas la première fois que Scott Ritter défraie l’actualité et les télévisions américaines diffusent à longueur de journée depuis le début de la semaine les...