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Actualités - Chronologie

Affaire Paula Jones-Clinton : le procès semble de plus en plus inévitable

Un procès apparaît de plus en plus inévitable dans l’affaire Paula Jones, une ancienne employée qui traîne en justice le président américain Bill Clinton pour harcèlement sexuel. Pendant des mois, les avocats des deux parties ont tenté de régler l’affaire à l’amiable, avant la date fatidique du 26 mai, fixée pour le début du procès civil. Mais faute de progrès dans les négociations, qui sont désormais rompues, selon David Pyke, l’un des avocats de Paula Jones, le président Clinton a lui-même estimé «probablement» inévitable le procès, dans une interview à paraître la semaine prochaine dans l’hebdomadaire «US News and World Report». Et alors que M. Clinton doit témoigner sous serment samedi dans le cadre des procédures préalables à ce procès, les avocats des deux parties ont concédé que l’affaire ne pourrait probablement pas se régler à l’amiable. «Les choses peuvent changer, mais c’est le chemin que nous prenons», a ainsi déclaré David Pyke, accusant les avocats du président d’avoir rompu les négociations en ne répondant pas à une offre dans laquelle Mme Jones réclamait deux millions de dollars et des excuses présidentielles. «Nous avons posé une offre sur la table mais ils ne répondent pas (...) Le président a fait savoir par M. Bennett (son avocat) qu’ils n’ont pas l’intention de faire une offre de règlement» amiable, a-t-il précisé. Il a ajouté que, pour Paula Jones, des «excuses» restaient «fondamentales». «Il est très probable que cela ira jusqu’au procès», a commenté de son côté Robert Bennett, sur la chaîne de télévision ABC. Selon lui, le mari de Paula Jones et sa porte-parole Susan McMillan «ont dans l’idée qu’ils vendront plus de livres avec un procès qui fera parler d’eux». «Signes distinctifs» intimes M. Bennett a également souligné que les frais de Mme Jones étaient pris en charge par des gens «qui veulent gêner le président». «Ils ne veulent absolument pas», a-t-il ajouté, «de règlement à l’amiable». Paula Jones, 30 ans, accuse M. Clinton, qui était à l’époque gouverneur de l’Arkansas, de l’avoir fait venir dans une chambre d’hôtel de Little Rock en mai 1991, d’avoir baissé son pantalon et de lui avoir demandé une faveur sexuelle qu’elle aurait refusée. Elle était à l’époque employée pour l’Etat de l’Arkansas. M. Clinton a rejeté ces accusations et déclaré qu’il ne se souvenait pas d’avoir rencontré Mme Jones. Son avocat, Robert Bennett, a régulièrement affirmé que M. Clinton ne s’excuserait jamais pour quelque chose qui ne s’était pas produit. Fin octobre, le déballage médiatique menaçait de tomber si bas que le juge fédéral en charge du dossier, Susan Webber-Wright, a imposé un silence en théorie quasi total à toutes les parties prenantes. La presse avait en effet commencé à s’intéresser aux «signes distinctifs» de l’anatomie de Bill Clinton que Paula Jones affirme avoir vus dans la chambre d’hôtel. Certains journaux étaient même allés rechercher les témoignages de femmes se présentant comme d’anciennes maîtresses du président, pour savoir si oui ou non il avait ces signes distinctifs. Mais en dépit de cette obligation de silence, la guerre s’intensifie entre les deux parties. La semaine dernière, les avocats de Paula Jones ont annoncé que le département du Trésor avait ouvert à la demande de parlementaires républicains une enquête pour savoir pourquoi Mme Jones faisait l’objet d’un contrôle fiscal. La Maison-Blanche a démenti être à l’origine de ce contrôle. La guerre des images bat également son plein: Paula Jones, toujours muette et encadrée par sa volubile porte-parole Susan Carpenter McMillan, a opté pour une coiffure lisse et un maquillage moins outrancier. Le président, pour sa part, multiplie les tendres effusions publiques avec son épouse, occasions d’autant de photos et d’images télévisées dont ses détracteurs soulignent le «timing» approprié, à quelques jours de sa confrontation avec Paula Jones. (AFP)
Un procès apparaît de plus en plus inévitable dans l’affaire Paula Jones, une ancienne employée qui traîne en justice le président américain Bill Clinton pour harcèlement sexuel. Pendant des mois, les avocats des deux parties ont tenté de régler l’affaire à l’amiable, avant la date fatidique du 26 mai, fixée pour le début du procès civil. Mais faute de progrès dans les négociations, qui sont désormais rompues, selon David Pyke, l’un des avocats de Paula Jones, le président Clinton a lui-même estimé «probablement» inévitable le procès, dans une interview à paraître la semaine prochaine dans l’hebdomadaire «US News and World Report». Et alors que M. Clinton doit témoigner sous serment samedi dans le cadre des procédures préalables à ce procès, les avocats des deux parties ont concédé que...