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Actualités - Chronologie

Après le discours d'ouverture de Khatami Washington attend des actes de Téhéran

Washington étudie attentivement les déclarations conciliantes du président iranien, Mohammad Khatami, et attend maintenant des actes de la part de Téhéran, a déclaré hier le secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright. Dans la capitale iranienne on laissait entrevoir, hier, la possibilité de «nouveaux développements» à l’égard des Etats-Unis. . Mme Albright a par ailleurs souligné qu’une enquête était toujours en cours sur l’éventuelle application de sanctions américaines à l’encontre du géant français du pétrole Total, en raison d’un contrat de deux milliards de dollars signé avec l’Iran par la compagnie, en 1996. Le gouvernement américain est «intéressé» par les propos tenus par M. Khatami au cours d’un entretien accordé la semaine dernière à la chaîne de télévision américaine Cable and News (CNN), a déclaré Mme Albright, relevant qu’il avait exprimé des regrets pour la prise d’otages américains en 1979 et avait loué les valeurs fondatrices des Etats-Unis. M. Khatami, dont l’entretien à CNN constituait une grande première depuis la rupture entre les deux pays, avait adopté un ton chaleureux à l’égard du peuple américain et proposé un élargissement des relations culturelles entre les deux pays. «Tout en étant intrigués par ces paroles, nous attendons des actes», a déclaré Mme Albright, à l’issue d’un discours prononcé au Centre de la Politique nationale à Washington, une association s’intéressant aux questions de politique extérieure. Mme Albright a rappelé que les Etats-Unis souhaitaient l’ouverture d’un dialogue direct de gouvernement à gouvernement avec l’Iran. Washington voudrait y aborder ses trois principaux griefs vis-à-vis de Téhéran: son rôle présumé dans le terrorisme international, son opposition au processus de paix au Proche-Orient et sa volonté — niée par Téhéran — de se doter d’armes de destruction massive, notamment nucléaires. M. Khatami avait au cours de son interview condamné le terrorisme et nié que Téhéran soutienne des actions terroristes. Les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Iran en avril 1980 après que 52 Américains eurent été pris en otages à l’ambassade américaine à Téhéran au cours de la révolution islamique. Les otages avaient été libérés en janvier 1981. (AFP - Reuters)
Washington étudie attentivement les déclarations conciliantes du président iranien, Mohammad Khatami, et attend maintenant des actes de la part de Téhéran, a déclaré hier le secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright. Dans la capitale iranienne on laissait entrevoir, hier, la possibilité de «nouveaux développements» à l’égard des Etats-Unis. . Mme Albright a par ailleurs souligné qu’une enquête était toujours en cours sur l’éventuelle application de sanctions américaines à l’encontre du géant français du pétrole Total, en raison d’un contrat de deux milliards de dollars signé avec l’Iran par la compagnie, en 1996. Le gouvernement américain est «intéressé» par les propos tenus par M. Khatami au cours d’un entretien accordé la semaine dernière à la chaîne de télévision américaine...