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Actualités - Chronologie

Les pères de Dolly contre le clonage humain

Les scientifiques écossais responsables du clonage de la brebis Dolly, le premier mammifère «créé» à partir des cellules de deux animaux adultes, ont estimé mercredi «totalement contraire à la morale» le projet américain d’utiliser la méthode sur des êtres humains. Mais selon Harry Griffin, directeur adjoint de l’Institut Roslin d’Edimbourg, où Dolly a été créée, un clone humain ne pourra jamais être «d’une race supérieure» à l’homme car il sera affligé d’un niveau inacceptable de mort à la naissance, de mortalité infantile, de cancer et probablement de vieillissement précoce. «En plus de la question éthique générale, il faut savoir que cette technologie est encore balbutiante et qu’elle comporte des risques graves, même dans le cas des brebis: il y a une très forte mortalité dans les dernières phases de la grossesse et immédiatement après la naissance», a-t-il ajouté. Selon M. Griffin, le clonage destiné à produire des protéines thérapeutiques dans le lait des brebis ou des organes pour des transplantations peut se justifier du fait des avantages énormes pour la santé «mais l’idée que cette technologie peut être appliquée à l’homme est totalement contraire à la morale». Son confrère Ian Wilmut a ajouté que du fait de la mortalité importante dans les clones de brebis, «le fait même de penser le faire sur un enfant constitue une suggestion absolument scandaleuse». (AFP)
Les scientifiques écossais responsables du clonage de la brebis Dolly, le premier mammifère «créé» à partir des cellules de deux animaux adultes, ont estimé mercredi «totalement contraire à la morale» le projet américain d’utiliser la méthode sur des êtres humains. Mais selon Harry Griffin, directeur adjoint de l’Institut Roslin d’Edimbourg, où Dolly a été créée, un clone humain ne pourra jamais être «d’une race supérieure» à l’homme car il sera affligé d’un niveau inacceptable de mort à la naissance, de mortalité infantile, de cancer et probablement de vieillissement précoce. «En plus de la question éthique générale, il faut savoir que cette technologie est encore balbutiante et qu’elle comporte des risques graves, même dans le cas des brebis: il y a une très forte mortalité dans les...