La majorité des ultra-orthodoxes refuse de travailler
le 09 janvier 1998 à 00h00
La majorité des hommes ultra-orthodoxes refuse de travailler et se consacre à l’étude des textes religieux en Israël, selon une étude publiée jeudi par un institut indépendant. Quelque 60% des juifs ultra-orthodoxe de sexe masculin «ne sont pas employés et ne cherchent pas à travailler», selon cette enquête. Les familles subviennent difficilement à leurs besoins, grâce à l’aide de l’Etat (51% des revenus), d’institutions privées ou du travail des épouses, selon l’étude de l’Institut de Jérusalem pour les études d’Israël. Du fait du chômage des pères, les familles juives ultra-orthodoxes ont un revenu moyen inférieur de 30% au revenu national et 51% d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. Les juifs ayant un mode de vie ultra-orthodoxe représentent 6% de la population globale juive d’Israël et 40% de celle de Jérusalem. Les partis ultra-orthodoxes recueillent le double des suffrages, du fait qu’une partie importante de la population les soutient sans adopter un mode de vie orthodoxe strict. L’aide croissante de l’Etat aux ultra-orthodoxes, telle qu’elle s’est traduite notamment dans le budget 1998, provoque une irritation des laïcs d’autant plus forte que les ultra-orthodoxes échappent à l’obligation du service militaire de trois ans. L’aide publique s’adresse principalement aux yeshivot (séminaires talmudiques), où étudient plus de 100.000 élèves. Les études, qui commencent dès le plus jeune âge, sont consacrées uniquement aux textes religieux, de sorte que ceux qui en sortent après plus de vingt ans d’enseignement n’ont aucune formation professionnelle. (AFP)
La majorité des hommes ultra-orthodoxes refuse de travailler et se consacre à l’étude des textes religieux en Israël, selon une étude publiée jeudi par un institut indépendant. Quelque 60% des juifs ultra-orthodoxe de sexe masculin «ne sont pas employés et ne cherchent pas à travailler», selon cette enquête. Les familles subviennent difficilement à leurs besoins, grâce à l’aide de l’Etat (51% des revenus), d’institutions privées ou du travail des épouses, selon l’étude de l’Institut de Jérusalem pour les études d’Israël. Du fait du chômage des pères, les familles juives ultra-orthodoxes ont un revenu moyen inférieur de 30% au revenu national et 51% d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. Les juifs ayant un mode de vie ultra-orthodoxe représentent 6% de la population globale juive...
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