Le Liban est décidément le pays de tous les contrastes et l’on ne parle pas là de son paysage, mer-montagne, mille fois loué, chanté, vendu sur dépliants touristiques ou sur plans... Vous souvenez-vous, il y a quelques années. A l’époque où le cellulaire, ce symbole suprême de luxe à la portée de tous et de reconnaissance sociale faisait son apparition, une autre machine, la voiture coréenne, envahissait le marché et les routes du pays. Et là, c’était plutôt un signe de paupérisation. D’autant qu’au Liban, on le sait, la voiture est l’élément «voyant» du statut social. Ô voiture, que de conquêtes fait-on en ton nom! On a même vu des amoureuses dégainer de leur portefeuille la photo de la voiture de l’homme de leur vie. Oui, oui... Evidemment ce n’était pas un tacot! Bref, dans ce domaine aussi les avis sont partagés. l Naji A., 44 ans, directeur d’entreprise, roule depuis quatre ans en «coréenne» et pour lui à l’évidence... ça roule. «Je suis totalement pour les voitures fabriquées en Corée. Je suis parfaitement satisfait de ma bagnole. Depuis que je l’ai, je n’ai eu à me plaindre de rien. Le moteur est impeccable, le design est similaire aux modèles européens». (Ouf la dignité est sauve!) «Bon, la carrosserie n’est peut-être pas hyper-résistante, mais toutes les nouvelles voitures partagent ce défaut, à de rares exceptions près». Enfin, dernier argument mais pas le moindre: «le coût de ces autos est hautement concurrentiel!» l Rita R. , 28 ans, documentaliste, est contre: «au même prix je peux acheter une voiture plus solide, dont les qualités ont été déjà reconnues. D’autant que pour contrer la concurrence des autos coréennes les constructeurs européens et américains ont revu leur prix à la baisse d’une part et d’autre part, ils offrent des crédits et des facilités de payements alléchants». l Jean K., 52 ans, ingénieur agronome, est «pour...en ville; contre... à la campagne. Parce que», dit-il, «en ville, c’est bonjour la casse et les embouteillages. Avec une coréenne, on ne s’en fait pas trop, vu que la «chère demoiselle à quatre roues n’est justement pas chère du tout. On se dit: je roule avec un an ou deux puis je la change sans problèmes. Par contre en... rase campagne et surtout en montagne, la belle asiatique peut vous lâcher à tout moment. Elle ne tient pas vraiment la route donc elle n’est bonne que pour Beyrouth», conclut ce rimailleur... Propos recueillis par Zéna ZALZAL
Le Liban est décidément le pays de tous les contrastes et l’on ne parle pas là de son paysage, mer-montagne, mille fois loué, chanté, vendu sur dépliants touristiques ou sur plans... Vous souvenez-vous, il y a quelques années. A l’époque où le cellulaire, ce symbole suprême de luxe à la portée de tous et de reconnaissance sociale faisait son apparition, une autre machine, la voiture coréenne, envahissait le marché et les routes du pays. Et là, c’était plutôt un signe de paupérisation. D’autant qu’au Liban, on le sait, la voiture est l’élément «voyant» du statut social. Ô voiture, que de conquêtes fait-on en ton nom! On a même vu des amoureuses dégainer de leur portefeuille la photo de la voiture de l’homme de leur vie. Oui, oui... Evidemment ce n’était pas un tacot! Bref, dans ce domaine aussi...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.