Selon une étude récemment éditée, l’association «Alme», présidée par M. Saïd Chéhab, professeur à l’ESIB, les questions de la maîtrise de l’énergie et les politiques énergétiques applicables au Liban ont fait l’objet d’un examen approfondi. Cette idée, reçue depuis fort longtemps dans la plupart des pays industrialisés et surtout depuis le choc pétrolier des années 70, semble faire partie maintenant des sujets de réflexion au Liban, dans l’attente d’une réelle politique énergétique. En fait, depuis le début des années 70, de grands progrès ont été accomplis, notamment dans la programmation de la demande, mais aussi en matière d’économie d’énergie dans les principaux secteurs d’activité économique. Certains pays ont pris des mesures en matière de tarification afin d’alléger le poids de leur facture énergétique et d’inciter les consommateurs à réduire leur demande. Par contre, peu de pays ont réellement investi dans des techniques permettant de réduire les consommations de manière significative. Concernant le Liban, la croissance de la demande serait, pour la prochaine décennie, estimée à 6% par an. Le relèvement de ce taux correspond à un mieux-être, encore faible dans les pays voisins. Cette évolution de l’amélioration des conditions de vie se mesure par la relation du taux de 6% (augmentation de consommation d’énergie) au taux de croissance démographique prévu pour le Liban durant la même période et qui est de 2,9% par an. Les mesures qui pourraient compter dans un plan énergétique libanais tiendraient dans: l’augmentation des ressources naturelles par la plantation massive d’arbres (pour le charbon de bois), alors que la surface boisée ne représente que 5% du territoire national; la diminution des pollutions par l’interdiction de certains systèmes énergétiques. Les économies d’énergie induiraient aussi une moindre dépendance énergétique; à l’heure actuelle, 98% de notre énergie est importée. La maîtrise de la facture énergétique améliorerait la balance des paiements, puisque le coût de l’énergie représente 10% des importations nationales. Enfin, une meilleure gestion de cette énergie permettrait des investissements profitables dans l’avenir, vers des techniques modernes appropriées au Liban, telle l’énergie solaire. Cette dernière, longtemps marginalisée, occupe aujourd’hui de plus en plus de terrain, de la recherche aux applications dans la production d’énergie. Pour l’instant, et toujours selon le rapport de l’«Alme», au Liban, l’intensité énergétique, c’est-à-dire, l’énergie nécessaire à la production d’une unité de produit intérieur brut, est le double de celle des pays développés, alors que le seul secteur industriel libanais est encore un faible consommateur d’énergie. G.H.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Selon une étude récemment éditée, l’association «Alme», présidée par M. Saïd Chéhab, professeur à l’ESIB, les questions de la maîtrise de l’énergie et les politiques énergétiques applicables au Liban ont fait l’objet d’un examen approfondi. Cette idée, reçue depuis fort longtemps dans la plupart des pays industrialisés et surtout depuis le choc pétrolier des années 70, semble faire partie maintenant des sujets de réflexion au Liban, dans l’attente d’une réelle politique énergétique. En fait, depuis le début des années 70, de grands progrès ont été accomplis, notamment dans la programmation de la demande, mais aussi en matière d’économie d’énergie dans les principaux secteurs d’activité économique. Certains pays ont pris des mesures en matière de tarification afin d’alléger le...