Le pouvoir mexicain prêt à dialoguer avec les Zapatistes
le 07 janvier 1998 à 00h00
Le nouveau ministre de l’Intérieur mexicain, Francisco Labastida, s’est déclaré prêt à rencontrer le sous-commandant Marcos afin de tenter d’enrayer la violence dans l’Etat du Chiapas. Labastida, nommé samedi dernier en remplacement d’Emilio Chuayffet, mis en cause depuis le massacre de 45 Indiens tzotzils le 22 décembre, a expliqué qu’il souhaitait tout tenter afin d’arriver à instaurer une paix durable dans le Chiapas. Lors de sa nomination, Labastida avait reçu l’ordre de faire du Chiapas et du mouvement zapatiste sa priorité. «Cette semaine, je pense présenter un nouveau plan au président Zedillo, une nouvelle stratégie», a-t-il précisé lors d’un entretien accordé à la radio privée Radio Red. Interrogé sur une possible rencontre avec le leader de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), ce qui ne s’est encore jamais produit depuis le début de la rébellion en janvier 1994, Labastida a répondu par l’affirmative. Cependant, il a aussitôt dressé la liste de ses conditions pour qu’une telle rencontre puisse avoir lieu. Principale exigence du gouvernement: le désarmement des rebelles zapatistes. L’EZLN a toujours refusé de rendre les armes, estimant qu’elle perdrait de ce fait son poids dans les négociations. Retrait militaire exigé Des sympathisants des zapatistes ont bloqué lundi dernier pendant deux heures l’accès à la Bourse de Mexico, retardant l’ouverture des opérations. Les manifestants ont jeté de la peinture rouge sur les murs de la Bourse, dans le centre de Mexico, et ont disposé des cercueils dans la rue en mémoire des Indiens massacrés à Acteal. Des sympathisants des rebelles, non armés, ont également occupé pacifiquement les locaux de deux stations de radio de la capitale, Radioactivo et Pulsar. Par ailleurs, environ 150 soldats sont entrés en force lundi dans le village de Belisario Dominguez, à quelques kilomètres du lieu du massacre du 22 décembre, à la recherche d’un émetteur radio, selon un général. Après le coup de force de l’armée pendant le week-end à La Realidad, localité du Chiapas qui servait de cache au sous-commandant Marcos, la population vit dans la peur. Lundi certains responsables indiens ont appelé à l’arrêt des opérations de l’armée afin de ramener un semblant de sérénité dans le Chiapas. «Nous exigeons que le président et le ministre de l’Intérieur ordonnent l’arrêt de toutes les opérations militaires dans les communautés indiennes, le retrait des troupes du Chiapas et la dislocation des groupes paramilitaires», a plaidé le Parti de la révolution démocratique dans un communiqué. (Reuters)
Le nouveau ministre de l’Intérieur mexicain, Francisco Labastida, s’est déclaré prêt à rencontrer le sous-commandant Marcos afin de tenter d’enrayer la violence dans l’Etat du Chiapas. Labastida, nommé samedi dernier en remplacement d’Emilio Chuayffet, mis en cause depuis le massacre de 45 Indiens tzotzils le 22 décembre, a expliqué qu’il souhaitait tout tenter afin d’arriver à instaurer une paix durable dans le Chiapas. Lors de sa nomination, Labastida avait reçu l’ordre de faire du Chiapas et du mouvement zapatiste sa priorité. «Cette semaine, je pense présenter un nouveau plan au président Zedillo, une nouvelle stratégie», a-t-il précisé lors d’un entretien accordé à la radio privée Radio Red. Interrogé sur une possible rencontre avec le leader de l’Armée zapatiste de libération nationale...
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