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Actualités - Chronologie

L'élargissement de l'UE au centre des entretiens de Vedrine en Turquie

Les relations bilatérales et l’Europe, notamment l’élargissement de l’Union, les relations gréco-turques, la question de Chypre et les problèmes posés aux Européens par l’immigration clandestine kurde seront les principaux thèmes de la visite officielle d’Hubert Védrine en Turquie les 7 et 8 janvier et en Grèce les 8 et 9 janvier. Même si elle s’en défend, la France s’efforcera de mener une mission de bons offices d’une part entre l’Union européenne et la Turquie, d’autre part entre la Turquie et la Grèce. «Nous avons regretté que le Conseil européen de Luxembourg n’ait pas montré davantage d’ouverture en direction de la Turquie», a déclaré Yves Doutriaux, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, a propos des relations euro-turques. La France souhaite toutefois que la Turquie «poursuive le dialogue avec les Européens», notamment dans le cadre de négociations directes avec les Quinze et de la conférence européenne à laquelle elle est invitée à participer. La France estime que la Turquie «a un rôle actif à jouer» pour «occuper la place qui lui revient dans la famille européenne», ajoute-t-on de même source. A propos des relations gréco-turques, «la France souhaite vivement la normalisation durable des rapports entre les deux pays dont la coopération est nécessaire à la stabilité en Méditerranée,» a déclaré le porte-parole du Quai-d’Orsay. Un rapprochement entre Athènes et Ankara est indispensable pour contribuer à l’apaisement des tensions dans les Balkans et pour régler notamment le problème de l’adhésion de Chypre à l’Union européenne. En effet, les Européens ne peuvent accepter qu’un Etat coupé en deux devienne membre à part entière de l’Union et demandent au préalable la création d’un «Etat bi-zonal et bi-communautaire». «Le ministre Hubert Védrine appellera la Turquie et la Grèce à une vision réaliste et dépassionnée de la situation et les encouragera également à la modération dans leurs relations bilatérales», a déclaré Yves Doutriaux. Quant à l’immigration clandestine kurde, elle pose un sérieux problème aux Européens. La France, qui a refoulé 4.500 Kurdes en 1997, va rechercher avec certains pays européens par lesquels transitent des Kurdes (Italie, Allemagne, Autriche et Pays-Bas) les moyens de mettre un terme à ces mouvements de population. Dans l’intervalle, elle maintiendra jusqu’au 1er avril des contrôles à ses frontières européennes internes, notamment avec l’Italie, prochain membre de Schengen soumis à un système transitoire jusqu’au 1er avril. Succès commerciaux Les difficultés liées aux problèmes régionaux et européens sont largement compensées par des succès spectaculaires dans les domaines bilatéraux. Avec la Turquie, on note «un essor sans précédent dans tous les domaines politique, économique et culturel», déclare-t-on au Quai d’Orsay. Les échanges commerciaux avec la France qui détient 6,8% du marché turc, sont passés de cinq milliards de F en 1986 à 19 milliards en 1996. Pour les sept premiers mois de l’année 1997, les exportions françaises ont augmenté de 20% par rapport à la même période de l’année précédente. La France, premier investisseur étranger (cinq milliards de F depuis 1980), a obtenu en 1997 des autorisations d’investissements pour un montant de 2,8 milliards. De grands projets sont sur le point d’aboutir: centrales électriques, notamment nucléaires, terminaux pétroliers, achat de locomotives... Avec la Grèce, les échanges sont passés de 12,8 milliards de F en 1991 à 14,6 milliards en 1996. De nombreux projets d’équipement sont en discussion: couverture radar de l’aéroport d’Athènes, métro et autoroute périphérique d’Athènes, câble de téléphone entre Marseille et la Crète, pont entre Rion et Antirion. Au cours de sa visite à Ankara, puis à Athènes, Hubert Védrine rencontrera successivement les présidents, les premiers ministres et les ministres des Affaires étrangères des deux pays. (Reuters)
Les relations bilatérales et l’Europe, notamment l’élargissement de l’Union, les relations gréco-turques, la question de Chypre et les problèmes posés aux Européens par l’immigration clandestine kurde seront les principaux thèmes de la visite officielle d’Hubert Védrine en Turquie les 7 et 8 janvier et en Grèce les 8 et 9 janvier. Même si elle s’en défend, la France s’efforcera de mener une mission de bons offices d’une part entre l’Union européenne et la Turquie, d’autre part entre la Turquie et la Grèce. «Nous avons regretté que le Conseil européen de Luxembourg n’ait pas montré davantage d’ouverture en direction de la Turquie», a déclaré Yves Doutriaux, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, a propos des relations euro-turques. La France souhaite toutefois que la Turquie «poursuive le...