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Actualités - Chronologie

Haro sur l'immigration clandestine kurde vers l'Europe (photo)

Cinquante-sept candidats à l’émigration clandestine ont été appréhendés ces trois derniers jours lors d’opérations policières turques, alors qu’ils s’apprêtaient à passer la frontière grecque dans la province d’Edirne, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie, a rapporté mardi l’agence Anatolie. Les candidats à l’émigration, 52 Irakiens, quatre Azerbaïdjanais et un Géorgien, voulaient se rendre en Europe de l’Ouest via la Grèce. Ils ont été arrêtés par les garde-frontières dans la zone militaire à la frontière turco-grecque, selon Anatolie. Près de 12.000 ressortissants étrangers, pour la plupart des Irakiens candidats à l’émigration, ont été appréhendés par les forces de sécurité turques à la frontière turco-grecque depuis l’année dernière. De vastes opérations ont été lancées ces derniers jours par les forces de sécurité en Turquie pour prévenir l’émigration clandestine kurde vers le continent européen. En Italie Par ailleurs, vingt trois Kurdes, arrivés illégalement en Italie, ont été interpellés à une centaine de kilomètres au sud de Rome, a indiqué mardi la police. Ces Kurdes, dont trois femmes, cherchaient une gare ferroviaire à Volla di Piedimonte San Germano quand ils ont été interceptés par la police. Ils ont affirmé être arrivés la veille par bateau au port de Brindisi (sud-est) et se sont déclarés réfugiés politiques. Ils ont été placés dans un couvent de la région dont la police n’a pas voulu indiquer le nom. L’Italie a annoncé la semaine dernière qu’elle accorderait l’asile politique aux réfugiés kurdes qui le demanderaient à cause des persécutions dont ce peuple fait l’objet. C’est la deuxième fois qu’un groupe d’immigrés kurdes est interpellé dans cette région. Le 21 novembre dernier, 39 autres clandestins avaient été appréhendés. En l’espace d’une semaine, deux bateaux en provenance de Turquie transportant plus de 1.200 personnes, en majorité des Kurdes, sont arrivés dans le sud de l’Italie, et, selon des sources kurdes, grecques et autrichiennes, plusieurs autres milliers seraient en route vers l’Europe. Jeudi, une réunion des responsables de plusieurs polices européennes et turque, est prévue à Rome pour tenter de coordonner leur action et faire face à cette vague d’immigration. En Suisse D’autre part, une poignée de Kurdes a tenté de franchir la frontière entre l’Italie et la Suisse avant d’être refoulés, a indiqué hier l’Office fédéral des réfugiés qui ne s’attend pas à un afflux de requérants. En l’état actuel des informations, les autorités fédérales ne pensent pas que les filières de passage vers les autres pays d’Europe de l’Ouest de ces réfugiés kurdes arrivés par milliers en Italie emprunteront le territoire suisse, a indiqué Roger Schneeberger, porte-parole de l’office. Aucune mesure de renforcement du corps des garde-frontières n’a été prise dans le sud du pays, contrairement au mois de mars où la Suisse s’inquiétait d’une arrivée massive d’Albanais. La Suisse, qui n’est pas membre de l’Union européenne, a conclu des accords de réadmission avec la France, l’Allemagne et l’Autriche limitrophes, mais pas avec l’Italie. Berne souhaite parvenir à un accord avec Rome et, en attendant, les douaniers italiens ne font aucune difficulté pour reprendre des requérants arrêtés à la frontière par leurs collègues helvétiques. Selon le responsable du corps des garde-frontières Hanspeter Wuetrich, les entrées illégales en Suisse sont passés de 1996 à 1997 de 2.300 à 3.600, une hausse due essentiellement à l’arrivée d’Albanais et à de ressortissants de l’ex-Yougoslavie. (AFP, Reuters)
Cinquante-sept candidats à l’émigration clandestine ont été appréhendés ces trois derniers jours lors d’opérations policières turques, alors qu’ils s’apprêtaient à passer la frontière grecque dans la province d’Edirne, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie, a rapporté mardi l’agence Anatolie. Les candidats à l’émigration, 52 Irakiens, quatre Azerbaïdjanais et un Géorgien, voulaient se rendre en Europe de l’Ouest via la Grèce. Ils ont été arrêtés par les garde-frontières dans la zone militaire à la frontière turco-grecque, selon Anatolie. Près de 12.000 ressortissants étrangers, pour la plupart des Irakiens candidats à l’émigration, ont été appréhendés par les forces de sécurité turques à la frontière turco-grecque depuis l’année dernière. De vastes opérations ont été...