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Actualités - Chronologie

Cambodge : Sihanouk refuse d'amnistier inconditionnellement son fils

Le roi Norodom Sihanouk est revenu hier sur son offre d’amnistier inconditionnellement son fils, le co-premier ministre renversé, Norodom Ranariddh, et s’est précipitamment préparé à quitter le Cambodge. Dans un communiqué, le roi a déclaré que le prince devrait lui-même demander sa grâce ce que celui-ci se refuse à faire, car cela reviendrait selon lui à admettre sa culpabilité. Alors que Norodom Ranariddh est en exil depuis juillet, date du coup d’Etat du co-premier ministre Hun Sen, un tribunal militaire l’a inculpé de trafic d’armes et de collusion avec les guérillas des Khmers rouges. «S’il n’y a pas de demande écrite du prince Norodom Ranariddh après sa condamnation par notre tribunal national, alors je n’envisagerai pas de lui accorder une amnistie», dit le roi. Sihanouk avait précédemment affirmé qu’il gracierait son fils lui permettant ainsi de revenir sur la scène politique cambodgienne, avant les élections législatives prévues le 26 juillet. Peu après la publication du communiqué par le palais royal, un haut fonctionnaire a déclaré que le roi quitterait Phnom Penh dans la journée en direction de la Chine, sans préciser les raisons de ce départ précipité. Le roi suit un traitement médical régulier à Pékin mais il ne devait initialement pas s’y rendre si tôt. Démenti Par ailleurs, l’ambassade de Chine à Bangkok a démenti hier tout contact avec les Khmers rouges, à la suite d’informations selon lesquelles l’ancien dirigeant de la guérilla Pol Pot aurait fui le Cambodge avec l’aide de Pékin. Selon des informations non confirmées, l’actuel chef militaire des Khmers rouges, Ta Mok, a rencontré des diplomates chinois à Bangkok autour du 17 décembre. Pol Pot a quitté le Cambodge pour la Chine peu de temps après la rencontre afin d’échapper à un éventuel jugement devant un tribunal international, a déclaré à la presse cambodgienne le commandant en chef de l’opposition royaliste au régime de Phnom Penh, le général Nhiek Bun Chay. L’ancien chef du régime khmer rouge, gravement malade, suivrait un traitement médical à Pékin. Un attaché de presse de l’ambassade, interrogé par l’AFP, a «catégoriquement» démenti ces informations. «Nous sommes basés à Bangkok et nous œuvrons aux relations entre la Thaïlande et la Chine, pas avec le Cambodge», a déclaré le diplomate, sous couvert de l’anonymat. Le ministère des Affaires étrangères à Pékin a qualifié lundi l’information selon laquelle Pol Pot a trouvé refuge en Chine pour y suivre un traitement médical de «sans fondement et non avérée». Un journaliste menacé d’expulsion Sur un autre plan, les autorités cambodgiennes ont décidé d’attendre jusqu’à jeudi pour décider du sort d’un journaliste canadien menacé d’expulsion après un reportage jugé trop critique sur le pays. Le secrétaire d’Etat cambodgien à l’Information, Khieu Kanbarith, a déclaré lundi qu’il ne prendrait aucune décision avant jeudi concernant le renouvellement ou pas du visa concernant Ed Fitzgerald, doyen de la presse étrangère au Cambodge, correspondant d’Asia Business News (ABN). «J’ai donné trois jours de plus à Ed Fitzgerald», a-t-il ajouté, se référant au délai fixé au journaliste pour présenter ses excuses et apporter des corrections à des informations sur le Cambodge que le gouvernement de Phom Penh a jugées «tendancieuses». Des excuses annuleraient l’ordre d’expulsion qui devait être signé la semaine dernière mais qui ne l’a pas encore été, en raison de multiples pressions et efforts diplomatiques pour éviter cette expulsion. Le roi du Cambodge Norodom Sihanouk a notamment demandé au gouvernement de renoncer à expulser le journaliste. Khieu Kanharith voulait attendre d’avoir rencontré lundi un responsable de l’ambassade du Canada à Phnom Penh. «L’entrevue s’est bien passée», «la question sera réglée d’une façon ou d’une autre prochainement. La solution est entre les mains d’Ed». Fitzgerald, 50 ans, a précisé de son côté qu’il n’avait à ce jour reçu aucune notification officielle concernant son éventuelle expulsion et qu’il n’avait pas de commentaire à faire. ABN dans un reportage fin décembre sur le Cambodge avait notamment critiqué le système judiciaire. (AFP)
Le roi Norodom Sihanouk est revenu hier sur son offre d’amnistier inconditionnellement son fils, le co-premier ministre renversé, Norodom Ranariddh, et s’est précipitamment préparé à quitter le Cambodge. Dans un communiqué, le roi a déclaré que le prince devrait lui-même demander sa grâce ce que celui-ci se refuse à faire, car cela reviendrait selon lui à admettre sa culpabilité. Alors que Norodom Ranariddh est en exil depuis juillet, date du coup d’Etat du co-premier ministre Hun Sen, un tribunal militaire l’a inculpé de trafic d’armes et de collusion avec les guérillas des Khmers rouges. «S’il n’y a pas de demande écrite du prince Norodom Ranariddh après sa condamnation par notre tribunal national, alors je n’envisagerai pas de lui accorder une amnistie», dit le roi. Sihanouk avait précédemment...