Les immatriculations en France de voitures particulières, avec un recul de 19,7% en 1997, se sont situées à leur plus bas niveau depuis celui de 1.482.343 voitures atteint en 1975, année qui avait continué de subir les contrecoups de la crise pétrolière en fin 1973. L’année dernière, 1.713.106 véhicules ont été immatriculés, contre 2.132.091 en 1996, et un précédent plus bas avait été touché en 1993 avec 1.721.222 voitures. Pour le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), les effets négatifs liés à la fin de la Prime Qualité Automobile — qui s’est terminée le 30 septembre 1996 — «se sont fait sentir pendant presque toute l’année. A l’effondrement des premiers mois ont succédé des résultats contrastés d’un mois sur l’autre, mais toujours orientés à la baisse. Il a fallu attendre l’automne pour voir la chute s’enrayer, mais à un niveau de marché qui demeure bas». De fait, le marché était en recul de près de 40% en septembre et d’environ 18% en octobre, et une progression de 7% était enregistrée en novembre. Sur le seul mois de décembre, le marché a confirmé cette orientation avec une hausse de 7,9% (155.720 voitures immatriculées). Les constructeurs tablent sur une amélioration des ventes pour cette année, qu’ils situent aux environs de 11 à 12%. Mais ces prévisions sont nettement supérieures à celles faites à la mi-décembre par l’Observatoire de l’automobile de Cofica, pour qui la croissance ne serait que de 5,5%. La reprise du marché en décembre a profité essentiellement aux constructeurs français, dont les ventes ont augmenté de 12,8% alors que pour les marques importées, la croissance a été limitée à 1,9%, montrent les chiffres du CCFA. Le grand bénéficiaire a été Renault dont les ventes ont augmenté de 21,4%, à 45.880 voitures, alors que celles de son concurrent national PSA Peugeot Citroën ont progressé de 4,8%, à 42.507 unités (+19% pour la branche Citroën et -2,6% pour la branche Peugeot). Ceci a permis aux constructeurs de l’Hexagone d’améliorer leur pénétration, avec une part de marché de 56,8% contre 54,3% en décembre 1996. Mais sur l’ensemble de l’année, ils représentent 55,9% des immatriculations totales, soit un niveau équivalent à celui de 1996. (Reuters)
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