La Bourse de Paris a renouvelé en 1997 son exploit de 1996 avec une hausse de 29,5% sur 12 mois malgré quelques turbulences à l’automne en raison de la crise financière en Asie, et la plupart des «gourous» financiers lui prédisent déjà une bonne année 1998. Au soir du 31 décembre, l’indice CAC 40 des principales valeurs s’établissait à 2.998,91 contre 2.315,75 un an plus tôt. En 1996, la cote avait déjà progressé de 23,71%. En octobre, alors que le CAC 40 affichait son dernier record absolu (3.094 points) la progression atteignait 80% par rapport à octobre 1995, point de départ de cette vague de profits, inconnue depuis le début des années 80. La Bourse de Paris peut s’enorgueillir d’un autre exploit: un volume d’affaires dépassant pour la première fois cette année les 2.000 milliards de francs (330 milliard de dollars) soit une hausse de 40% par rapport en 1996. La plupart des autres places européennes ont réalisé des performances bien supérieures: Lisbonne a gagné 75%, Zurich 59%, Francfort 47%, Madrid 45%. La principale place boursière européenne, Londres, a cependant réalisé une performance un peu inférieure avec une hausse de 26%. Anticipant une accélération de la reprise économique, la Bourse de Paris a maintenu le cap malgré trois événéments inattendus susceptibles en d’autres temps de provoquer de fortes turbulences: l’arrivée de la gauche au pouvoir en juin dernier, un alourdissement de la fiscalité pour les entreprises et les épargnants ainsi que la crise asiatique. En début d’année, le directeur général du FMI, Michel Camdessus, donnait une des clés pour expliquer la forme insolente des marchés financiers. Il constatait que la «constellation monétaire» marquée par la hausse du dollar n’avait jamais été aussi favorable depuis 15 ans. Or, un dollar fort accroît la compétitivité des entreprises, contribue à l’amélioration des résultats des sociétés et favorise la convergence des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique. Les Bourses européennes ont également fonctionné avec deux autres puissants moteurs: Wall Street en hausse constante depuis six ans et la logique économique imposée par l’union économique et monétaire. En exigeant d’énormes efforts de restructuration, ce projet a contraint les gouvernements français de droite puis de gauche à adopter des politiques d’austérité, caractérisées par une réduction des déficits publics, après des années de dérive, et un assouplissement des conditions monétaires. Avec cette politique, les taux d’intérêt à long terme sont tombés à leur plus bas niveau depuis 40 ans (5,2%). La crise financière asiatique n’a fait qu’accélérer ce mouvement de baisse. Baisse des taux sans remise en cause de la valeur du franc et aussi absence d’inflation ont rendu peu attractifs d’autres formes d’investissement, telles que les obligations, l’or, au plus bas depuis douze ans, ou l’immobilier, qui a encore bien du mal à émerger de la crise. Après le séisme financier asiatique, les experts s’attendent maintenant à une volatilité accrue des marchés pendant six mois, mais ils restent dans l’ensemble optimistes. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Paris a renouvelé en 1997 son exploit de 1996 avec une hausse de 29,5% sur 12 mois malgré quelques turbulences à l’automne en raison de la crise financière en Asie, et la plupart des «gourous» financiers lui prédisent déjà une bonne année 1998. Au soir du 31 décembre, l’indice CAC 40 des principales valeurs s’établissait à 2.998,91 contre 2.315,75 un an plus tôt. En 1996, la cote avait déjà progressé de 23,71%. En octobre, alors que le CAC 40 affichait son dernier record absolu (3.094 points) la progression atteignait 80% par rapport à octobre 1995, point de départ de cette vague de profits, inconnue depuis le début des années 80. La Bourse de Paris peut s’enorgueillir d’un autre exploit: un volume d’affaires dépassant pour la première fois cette année les 2.000 milliards de francs (330...