Lorsque le président américain Bill Clinton a décidé de prénommer son chien «Buddy» le mois dernier, il ne se doutait pas qu’il risquait un procès à l’autre bout de la planète. Le maire de Basilia, un petit village à 30 kilomètres au sud d’Amman, cheikh Badi Racheid al-Yahya Bani Sakhr, a déclaré avoir décidé d’entamer une procédure légale contre le président Clinton pour le forcer à trouver un autre nom à son chiot. «Depuis qu’il a donné ce nom à ce sale chien, les membres de ma tribu me montrent du doigt et m’appellent ‘chien de Clinton’», affirme cheikh Badi, rencontré chez lui, entouré de membres de sa nombreuse famille. «Je ne cesse de recevoir des appels téléphoniques moqueurs jour et nuit. Il est évident que cela me cause des problèmes psychologiques», déclare cheikh Badi, 60 ans, la tête couverte du traditionnel keffieh rouge et blanc. «Badi est un nom très populaire dans le monde arabe, mais ce n’est pas un bon choix pour un chien», souligne l’élu jordanien. «Pour l’islam, les chiens sont sales, ils sont porteurs de microbes. La tradition veut que le prophète n’ait jamais admis de chiens dans sa maison», explique-t-il. «J’ai un commerce de moutons, mais je ne peux plus sortir de chez moi. Je ne peux même pas me rendre à la mosquée. Je veux que mes pertes soient compensées. Entre quatre et cinq millions de dollars devraient faire l’affaire», poursuit-il avec assurance. Cheikh Badi, 60 ans, père de dix enfants et grand-père de 18 petits-enfants, a envoyé une lettre de protestation à l’ambassadeur des Etats-Unis en Jordanie Wesley Egan. Interrogé à ce sujet, un porte-parole de l’ambassade s’est refusé à tout commentaire. En cas d’échec de sa procédure légale, cheikh Badi menace de se tourner vers la Cour internationale de Justice à La Haye. «Les Etats-Unis sont supposés être un pays respectueux des droits de l’homme, mais ils semblent ne pas faire cas de mes droits. Si nécessaire, j’en appellerai à La Haye», dit-il. (AFP)
Lorsque le président américain Bill Clinton a décidé de prénommer son chien «Buddy» le mois dernier, il ne se doutait pas qu’il risquait un procès à l’autre bout de la planète. Le maire de Basilia, un petit village à 30 kilomètres au sud d’Amman, cheikh Badi Racheid al-Yahya Bani Sakhr, a déclaré avoir décidé d’entamer une procédure légale contre le président Clinton pour le forcer à trouver un autre nom à son chiot. «Depuis qu’il a donné ce nom à ce sale chien, les membres de ma tribu me montrent du doigt et m’appellent ‘chien de Clinton’», affirme cheikh Badi, rencontré chez lui, entouré de membres de sa nombreuse famille. «Je ne cesse de recevoir des appels téléphoniques moqueurs jour et nuit. Il est évident que cela me cause des problèmes psychologiques», déclare cheikh Badi, 60 ans,...
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