Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Algérie : traditionnelle flambée des prix à l'occasion du Ramadan

Comme tous les ans, les prix flambent sur les marchés d’Alger au début du Ramadan, une hausse qui a conduit les responsables à appeler les commerçants à ne pas céder à «l’appât du gain facile». Mais l’appel des dirigeants syndicaux et patronaux dénonçant les «comportements spéculatifs» a peu de chance d’être entendu, tout comme les menaces de sanctions. Mardi, l’ail est passé de 200 à 300 dinars (20 à 30 FF) le kilo. Il fallait débourser 140 dinars (14 FF) pour acheter un kilo de courgettes. La viande atteint des sommets: environ 500 dinars (50 FF) le kilo à Alger, parfois plus en province, soit plus du dixième du salaire mensuel minimum (4.800 dinars). De nombreux consommateurs sont obligés de se rabattre sur les abats ou le poulet (180 dinars le kilo). «C’est le seul mois de l’année où on mange bien, alors il faut en profiter, même si tout est hors de prix», explique une ménagère. Certains n’hésitent pas à s’endetter ou à vendre des objets afin d’acheter viandes, sucreries et pâtisseries pour contenter leurs enfants. Quant aux plus riches, ils peuvent même trouver sur certains étals de la capitale… du saumon fumé, vendu à 650 dinars (65 FF) les 100 grammes. Ou aller fêter la rupture du jeûne, profiter d’un spectacle musical et passer deux nuits dans le luxueux hôtel international, l’ancien Hilton, pour un forfait de 20.000 dinars (2.000 FF). Comme chaque année, les consommateurs et les commentateurs de la presse s’insurgent contre ces hausses sauvages et la spéculation. Le quotidien «El-Moudjahid» dénonçait ainsi mercredi à la «une» le «diktat des «grosses légumes». (AFP)
Comme tous les ans, les prix flambent sur les marchés d’Alger au début du Ramadan, une hausse qui a conduit les responsables à appeler les commerçants à ne pas céder à «l’appât du gain facile». Mais l’appel des dirigeants syndicaux et patronaux dénonçant les «comportements spéculatifs» a peu de chance d’être entendu, tout comme les menaces de sanctions. Mardi, l’ail est passé de 200 à 300 dinars (20 à 30 FF) le kilo. Il fallait débourser 140 dinars (14 FF) pour acheter un kilo de courgettes. La viande atteint des sommets: environ 500 dinars (50 FF) le kilo à Alger, parfois plus en province, soit plus du dixième du salaire mensuel minimum (4.800 dinars). De nombreux consommateurs sont obligés de se rabattre sur les abats ou le poulet (180 dinars le kilo). «C’est le seul mois de l’année où on mange...