Aoun : l'interdiction de mon interview n'était pas syrienne
le 30 décembre 1997 à 00h00
Le général Michel Aoun estime que les autorités libanaises ont interdit la diffusion de l’interview qu’il devait accorder à la MTV «par crainte de la vérité». «Ils ont invoqué le prétexte de la Syrie pour justifier une mesure antidémocratique, et c’est la nature de tous les régimes que n’appuie pas une majorité populaire», a-t-il dit. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire «Mouharrer News» paraissant aujourd’hui à Londres, l’ancien président du Conseil a ajouté à ce sujet: «Nous voulons croire que la Syrie ne se mêle pas de la politique intérieure du Liban pour la simple raison qu’elle reste un Etat de droit et d’institutions». Selon lui, la meilleure preuve de la non ingérence de Damas dans l’affaire de l’interview est la réaction négative «d’hommes d’Etat respectables comme le président Sélim Hoss. Cela veut dire que l’interdiction n’était pas syrienne puisque M. Hoss est un ami de la Syrie , tout en étant libanais», a-t-il dit, citant aussi l’exemple du ministre Sleiman Frangié qui avait critiqué la censure. Concernant les relations avec Damas, le général Aoun a affirmé qu’elles devraient être basées sur le principe du «partenariat» et non de «l’alignement». «Ma vision de la Syrie est la suivante: nous pouvons être en désaccord politiquement mais nous entendre sur le plan national», a-t-il dit. Affirmant ainsi qu’on ne peut en aucune manière comparer les relations avec la Syrie et avec Israël, l’ancien Premier ministre a précisé dans ce cadre que rien ne lie le Liban à l’Etat hébreu à part la géographie. Interrogé enfin sur son retour au Liban, le général Aoun a répondu: «Un émissaire du régime en place m’a dit une fois: nous vous inviterons à rentrer au Liban et nous vous dirons que vous êtes libre d’y revenir quand bon vous semblera. Mais attention de nous croire car nous ne pourrons pas vous garantir une protection». «Qui m’empêche de retourner au Liban? Demandez donc à M. Rafic Hariri», a-t-il conclu.
Le général Michel Aoun estime que les autorités libanaises ont interdit la diffusion de l’interview qu’il devait accorder à la MTV «par crainte de la vérité». «Ils ont invoqué le prétexte de la Syrie pour justifier une mesure antidémocratique, et c’est la nature de tous les régimes que n’appuie pas une majorité populaire», a-t-il dit.Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire «Mouharrer News» paraissant aujourd’hui à Londres, l’ancien président du Conseil a ajouté à ce sujet: «Nous voulons croire que la Syrie ne se mêle pas de la politique intérieure du Liban pour la simple raison qu’elle reste un Etat de droit et d’institutions». Selon lui, la meilleure preuve de la non ingérence de Damas dans l’affaire de l’interview est la réaction négative «d’hommes d’Etat respectables comme le...
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