«Nous sommes conscients de l’ampleur du problème et sommes prêts à toute coopération avec les responsables italiens», a indiqué M. Utkan, lors d’un point de presse sur la question des immigrés clandestins kurdes de l’«Ararat», un navire turc qui s’est échoué sur la côte adriatique dans la nuit de vendredi à samedi.
«Il s’agit d’une affaire de crime organisé et notre approche du problème est sérieuse», a précisé M. Utkan, qui a invité «toutes les parties concernées à assumer leurs responsabilités pour aider à l’amélioration de la situation», s’abstenant de tout commentaire sur les propos tenus dimanche par un responsable italien.
Le ministre italien de l’Intérieur, Giorgio Napolitano, avait dénoncé les «bandes sans scrupules» qui gèrent le trafic de clandestins et souhaité une «initiative internationale urgente» au Kurdistan pour «pacifier la région» et «reconnaître les droits du peuple kurde».
«Le problème kurde ne se limite pas seulement aux pays de la région et tous les pays intéressés doivent remplir leurs tâches dans ce domaine aussi bien que la Turquie», a estimé M. Utkan.
Les immigrés clandestins kurdes de l’«Ararat» sont toujours hébergés dans quatre centres d’accueil de la région de Catanzaro (Calabre, sud).
La préfecture de Catanzaro, qui coordonne les programmes d’assistance à ces clandestins, avait précisé que tous étaient des Kurdes, de nationalité turque ou irakienne, et étaient au nombre de 835, dont 73 femmes et 104 mineurs.
La police italienne a précisé qu’aucun Kurde n’avait présenté de demande pour bénéficier d’un statut de réfugié.
En mai dernier, 300 Kurdes avaient débarqué en Calabre. Plus de 100 avaient demandé à bénéficier de ce statut, mais seulement huit avaient reçu une réponse positive. (AFP)

