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Actualités - Chronologie

Annandale, le reflet de l'Amérique de demain



La commission sur les relations raciales, mise en place par le président Clinton, s’est réunie dans un lycée de Virginie présenté souvent comme le reflet de l’Amérique de demain en raison de la diversité extrême des origines de ses élèves.
Ils sont quelque deux mille élèves, originaires des quatre coins de la terre, Blancs, Noirs, Asiatiques, de toutes confessions, à étudier et à se côtoyer dans l’harmonie au collège d’Annandale, non loin de Washington.
Bill Clinton a souvent cité en exemple cet établissement scolaire du comté de Fairfax, tant le président américain est convaincu que la société américaine va devenir de plus en plus diverse.
Le Bureau du recensement semble lui donner raison. Les Blancs d’origine européenne ne représenteront plus que 48% de la population américaine en 2050, contre 70% actuellement. Aucune communauté ne représentera alors plus de 50% de la population totale. Tout le monde sera en quelque sorte minoritaire.
Une perspective qui ne plaît pas à tout le monde. «Nous sommes un peuple blanc et nous ne voulons pas être une minorité dans notre propre patrie», a lancé un homme assistant au débat de la commission présidentielle, avant de quitter la salle en invectivant les participants.
Selon le département de l’Education, les établissements scolaires du comté de Fairfax, près de Washington, sont parmi les plus divers dans le pays sur le plan linguistique.
Sur les quelque 2.050 élèves que comprend le lycée d’Annandale, 1.179 sont nés aux Etats-Unis, souligne son responsable Donald Clausen.
Les élèves étrangers, ajoute-t-il, proviennent de 73 pays et pratiquent 43 langues. Sur le plan ethnique, 44% sont blancs, 14% noirs, 24% asiatiques et 17% hispaniques.
Cette diversité est d’autant plus remarquable que l’établissement était presque exclusivement blanc il y a une dizaine d’années. Les enfants de diplomates ou de fonctionnaires internationaux, souligne Donald Clausen, ne constituent qu’une faible partie des effectifs.
Selon lui, cette diversité s’explique avant tout par la modicité des prix des logements par rapport à d’autres secteurs de la région.
Dans les couloirs de l’établissement, des adolescents évoluent, s’interpellent, bavardent et rient. Ils viennent de Corée, du Vietnam, de différents pays d’Afrique, d’Iran, d’Irak, de Bosnie, du Pakistan, du Salvador, de Bolivie… On peut entendre au milieu de l’anglais des propos tenus en espagnol, en chinois ou en coréen.
Le collège d’Annandale est «si divers qu’il n’y a pas de groupe dominant, relève Donald Clausen. Et je pense que c’est un avantage».
Dans la classe de Susan Litwinetz, une quinzaine d’adolescents nouvellement arrivés aux Etats-Unis apprennent l’anglais. Une jeune Somalienne coiffée d’un foulard islamique a formé un groupe de travail avec un jeune Vénézuélien, un Kurde d’Irak et une Coréenne. Elle est vêtue d’un T-shirt aux couleurs d’une équipe sportive et porte aux pieds les éternels baskets des jeunes Américains.
Certains sont des immigrés très récents, explique Donald Clausen, et «prennent des décisions pour la famille car ils peuvent communiquer avec le monde extérieur», ce qui n’est pas le cas de leurs parents.
Le thème du jour est consacré aux préjugés raciaux et beaucoup d’efforts sont faits pour cultiver les échanges entre les élèves et les découvertes culturelles réciproques.
Susan Litwinetz n’a jamais constaté de clivage ou de tension entre les adolescents en raison de leurs différences et n’a qu’un souhait: «Ils apprendront à leurs enfants» la diversité. (AFP)
La commission sur les relations raciales, mise en place par le président Clinton, s’est réunie dans un lycée de Virginie présenté souvent comme le reflet de l’Amérique de demain en raison de la diversité extrême des origines de ses élèves.Ils sont quelque deux mille élèves, originaires des quatre coins de la terre, Blancs, Noirs, Asiatiques, de toutes confessions, à étudier et à se côtoyer dans l’harmonie au collège d’Annandale, non loin de Washington.Bill Clinton a souvent cité en exemple cet établissement scolaire du comté de Fairfax, tant le président américain est convaincu que la société américaine va devenir de plus en plus diverse.Le Bureau du recensement semble lui donner raison. Les Blancs d’origine européenne ne représenteront plus que 48% de la population américaine en 2050, contre 70%...