L’Arabie Séoudite et le Japon se sont déclarés hier déterminés à développer leurs relations économiques et à promouvoir le transfert de technologie, notamment dans le domaine pétrolier.
Dans un communiqué conjoint publié au terme d’une réunion de leur commission mixte de coopération, les deux pays ont souligné leur désir de «définir les mesures concrètes pour promouvoir leur coopération et leur partenariat dans les domaines économiques et techniques».
La partie séoudienne a également souligné «l’importance de l’augmentation des investissements japonais dans le royaume» selon le texte, publié à l’issue d’une série d’entretiens dans le royaume du ministre japonais de l’Industrie (MITI) Mitsuo Horiuchi.
M. Horiuchi a rencontré hier le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz, le ministre des Affaires étrangères Séoud el-Fayçal et le ministre de l’Industrie et Electricité Hachem ben Abdallah Yamani. La veille, il s’était entretenu avec le ministre du Pétrole Ali el-Naïmi et celui du Commerce Oussama Jaafar Faqih.
Depuis une visite effectuée en novembre dernier à Ryad par le premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto, l’Arabie Séoudite presse le Japon d’augmenter ses importations de pétrole séoudien et lancer des projets conjoints dans le domaine du pétrole et des minerais.
La délégation japonaise est restée évasive sur la requête séoudienne et le directeur du Commerce international et de l’Industrie, qui accompagne le ministre japonais a même affirmé aux journalistes que «cette question n’a pas été évoquée».
Environ 80% du pétrole importé par le Japon provient du Moyen-Orient, l’Arabie Séoudite étant le second fournisseur de l’archipel après les Emirats arabes unis.
La délégation japonaise a également indiqué avoir «brièvement évoqué» la question de l’extension de la concession de Khafji, gisement pétrolier dans l’ancienne zone neutre entre l’Arabie Séoudite et le Koweit, à la firme japonaise Arabian Oil Co (AOC).
Les deux pays négocient le renouvellement de cette concession qui expire en l’an 2.000. Arabian Oil, premier producteur japonais de pétrole, détient cette concession depuis 1960. La concession d’AOC expire en 2003 au Koweit qui, tout comme l’Arabie Séoudite, détient 11% des parts D’AOC.
En novembre, un journal japonais avait indiqué que le gouvernement séoudien menaçait d’octroyer ces droits à des sociétés pétrolières américaines ou européennes. (AFP)

