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Actualités - Chronologie

Surf des neiges : Karine Ruby, l'étoile des pentes

Le 4 janvier, Karine Ruby aura vingt ans, dont neuf ans de surf des neiges, et la satisfaction du devoir accompli. Sous son air angélique, la petite blonde (1m65) de Chamonix a en effet déjà tout gagné — en deux saisons.

Elle collectionne deux globes de cristal — ses victoires en Coupe du monde 1996 et 1997 — un titre de championne du monde de slalom géant en 1996 (le premier titre décerné par la FIS dans l’histoire du «snowboard», cinq globes de cristal dans diverses spécialités (géant, slalom parallèle...), un titre de championne du monde de «boardercross».
Cette aisance insolente s’explique facilement. Pour Karine, le surf des neiges est une vieille histoire de famille. A l’âge de onze ans, elle démarre «front side», face à la pente, aux côtés de ses parents.
«Comme ils étaient déjà initiés, mais franchement pas très bons, je me suis mise au surf parce que j’en avais marre de les attendre en ski. A l’époque, il n’y avait pas de planche à ma taille, alors j’ai un peu galéré. Mais je me suis accrochée».
Fille de «pas très bons» surfeurs, Karine est aussi la sœur de Stéphane, le créateur du magazine de surf des neiges «White Spirit», et de Jérôme, un aspirant-guide et surfeur extrême avide de «free ride» sur pentes vierges et exclusivement pentues.
Inconnue du grand public, elle doit aussi, malgré ses victoires, courir les sponsors pour boucler son budget annuel de fonctionnement de 200.000 FF, notamment pour payer son entraîneur privé, Pierre Garnier.
«Dans le surf, explique-t-elle, les géantistes ne gagnent presque pas d’argent. Nous avons même du mal à trouver un sponsor qui nous prête des vêtements. En septembre, je surfais «nue»».
Entre deux paires de manches, cette étoile des neiges file se nicher au pied des aiguilles du Mont-Blanc qu’elle connaît comme sa poche, qu’elle arpente en cordée, en vélo tout-terrain, en «free ride» ou en chaussons d’escalade.
Amoureuse de son massif, elle slalome entre les touristes imprudents — ces «cancers de la montagne» — et ne rêve que de deux choses: gagner une médaille aux Jeux olympiques de Nagano, et rencontrer l’acteur Richard Gere, «un jour».
Le 4 janvier, Karine Ruby aura vingt ans, dont neuf ans de surf des neiges, et la satisfaction du devoir accompli. Sous son air angélique, la petite blonde (1m65) de Chamonix a en effet déjà tout gagné — en deux saisons.Elle collectionne deux globes de cristal — ses victoires en Coupe du monde 1996 et 1997 — un titre de championne du monde de slalom géant en 1996 (le premier titre décerné par la FIS dans l’histoire du «snowboard», cinq globes de cristal dans diverses spécialités (géant, slalom parallèle...), un titre de championne du monde de «boardercross».Cette aisance insolente s’explique facilement. Pour Karine, le surf des neiges est une vieille histoire de famille. A l’âge de onze ans, elle démarre «front side», face à la pente, aux côtés de ses parents.«Comme ils étaient déjà initiés, mais...