Pour la première fois, les femmes vont être en mesure de devenir artilleurs dans l’armée britannique à partir du mois d’avril prochain et avoir ainsi pour mission de tuer des soldats ennemis, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense.
Cette initiative fait partie d’un plan du gouvernement travailliste visant à élargir l’éventail des fonctions accessibles aux femmes dans l’armée, dont les grandes lignes avaient été annoncées fin octobre.
Il n’est pas question pour le moment d’autoriser les femmes à combattre directement en première ligne sur le front, au contact immédiat des troupes ennemies, à conduire des chars, à monter à bord de sous-marins ou à faire partie de régiments d’infanterie.
Mais, l’une des mesures d’ouverture du gouvernement leur permettra d’occuper des postes au sein d’unités d’artillerie soutenant les troupes qui combattent en première ligne. Elles pourront postuler par exemple pour devenir canonniers ou programmeurs de lancement de missiles.
«Les femmes pourront être en mesure de manier des armes à feu à distance du front avec l’objectif de tuer l’ennemi», a indiqué le porte-parole du ministère.
Pour le reste, les femmes pourront dans trois mois être incorporées dans des unités de radio-transmission et du génie, servant à la construction de ponts, au déminage, à la réparation et à l’entretien de véhicules.
Le ministère veut soumettre les femmes, pour certains de ces postes, aux mêmes tests d’aptitude physique que les hommes. Elles devront en particulier pouvoir parcourir 1 km en deux heures avec un chargement de 22,5 kilos, charger une caisse de 40 kilos à bord d’un camion et porter deux jerricanes d’essence remplis au total de 45 litres d’eau sur une distance de 220 m et à une vitesse minimale de 5 km/heure.
Actuellement, moins de la moitié des postes (47%) de l’armée sont ouverts aux femmes, essentiellement dans l’administration, les services médicaux et les unités de logistique. La proportion passera à 70% en avril 1998. (AFP)

