Les enseignants entendent ainsi protester contre le refus du Conseil des ministres de leur accorder une retraite calculée sur base de la totalité de leur dernier salaire.
Le syndicat critique sévèrement le ministre d’Etat aux Finances, M. Fouad Siniora, pour avoir refusé de leur accorder satisfaction sur ce chapitre des retraites, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.
Les enseignants du privé ont rappelé à M. Siniora, dans leur communiqué d’hier, que «cette mesure ne fait assumer aucune dépense supplémentaire au contribuable libanais, étant donné que leur caisse de retraite est alimentée uniquement par leurs contributions ainsi que par celles des institutions qui les emploie».
Ils demandent en outre «à avoir le choix entre toucher des indemnités de fin de service ou une pension de retraite, à l’instar de leurs collègues du secteur officiel».
Les enseignants ont par contre rendu hommage à leur ministre de l’Education, M. Jean Obeid, et à la présidente de la commission de l’Education, Mme Bahia Hariri, «pour leurs efforts en faveur de l’enseignant».
Le Conseil des ministres avait décidé, lors de sa dernière réunion du mardi 23 décembre, de donner satisfaction aux licenciés enseignant dans le primaire ou le complémentaire, dans le privé et dans le public, (cela s’appelle le cadre unifié: l’enseignant aura à donner le même nombre d’heures hebdomadaires quel que soit le cycle auquel il appartient), d’accorder des indemnités supplémentaires aux directeurs des lycées officiels et à certains chefs de service du ministère de l’Education (de part leurs fonctions ces cadres administratifs ne sont pas autorisés à enseigner autant d’heures dans le privé que leurs collègues qui n’assument pas de responsabilités administratives, ce qui leur fait perdre des avantages financiers), mais n’a pas retenu le principe d’une retraite basée sur le dernier salaire, ce qui a amené le conseil du syndicat à appeler à cette grève de deux jours.
Le syndicat avait décidé une première grève d’avertissement d’un jour au début de décembre de cette année, et cela s’est révélé payant, car le Conseil des ministres leur a donné satisfaction sur deux points: le cadre unifié et les indemnités supplémentaires en faveur des cadres administratifs.
Le syndicat menace de recourir à une grève ouverte, si, à la suite de celle annoncée pour les 21 et 22 janvier prochain, il n’obtient pas satisfaction sur le chapitre des indemnités.

