Michel Vion, directeur des équipes de France, a précisé à Val d’Isère les conditions nécessaires à une sélection pour les Jeux de février prochain.
Pour être retenus, les skieurs français devront soit avoir terminé dans les huit premiers des derniers championnats du monde à Sestrières soit dans les huit premiers d’un classement de Coupe du monde 1996-97.
Sont dans ce cas Sébastien Amiez, François Simond, Carole Montillet, Patricia Chauvet, Leila Piccard et Florence Masnada.
Les autres sélectionnés devront se classer deux fois dans les 15 premiers cette saison. Les sélectionneurs se réservent le droit de retenir des jeunes n’ayant pas obéi à ces critères mais dotés d’un potentiel et qui pourraient bénéficier d’une première expérience des Jeux.
Un régime de faveur pourrait aussi être appliqué aux skieurs blessés la saison dernière comme Adrien Duvillard.
La sélection définitive sera communiquée le 20 janvier. Selon Michel Vion, elle devrait compter 17 ou 18 athlètes.
La retraite d’Alphand
relance Crétier
La retraite de Luc Alphand n’a pas seulement abasourdi les responsables du ski français. Elle a surtout déboussolé un temps ses camarades de l’équipe de France de descente.
Mais alors que la saison a repris son cours et que les descendeurs français se préparent à retrouver leur piste Oreiller-Killy à Val d’Isère, l’absence du vainqueur de la Coupe du monde apparaît de plus en plus comme une libération.
Un temps considéré comme le plus sérieux espoir tricolore dans la discipline après un podium à Chamonix en 1994, Jean-Luc Crétier a sombré tandis qu’Alphand explosait.
Cette saison, il a renoué avec le podium, terminant deuxième d’une descente aux Etats-Unis.
«C’est vrai que ça a été dur de reprendre l’entraînement sans Luc, a expliqué Crétier. Nous avons perdu nos repères à l’entraînement mais cela nous a aussi poussés à nous motiver».
Le skieur de Bourg Saint-Maurice, âgé de 31 ans, n’entend pas pourtant assumer le rôle de leader laissé vacant par Alphand.
«Je ne me sens pas dans la peau d’un leader parce que je n’ai encore jamais gagné de course de Coupe du monde et je n’ai fait que deux podiums», dit-il.
«Je me vois plutôt dans la peau d’un grand frère qui assure le relais entre l’encadrement et les plus jeunes», explique-t-il, fort de ses neuf ans sur le circuit de la Coupe du monde.
Pourtant, comme pour mieux marquer le symbole, Crétier est celui qui a pris la place d’Alphand comme compagnon de chambrée d’Adrien Duvillard. S’il est un skieur qui ressent comme un vrai vide l’absence du skieur de Serre-Chevallier, c’est bien ce dernier.
«Dans le passé, chaque fois que je revenais de blessure, j’avais une référence: Lucho. Cette fois, je n’avais aucun repère», dit-il.
«Mais ça a favorisé l’émulation dans le groupe et je pense que nous avons à présent un groupe plus soudé», a ajouté le miraculé de la saison passée, dont la chute terrible à Wengen avait marqué les esprits.
Parmi les espoirs qui montent dans l’équipe de France, Nicolas Burtin est le plus attendu au tournant de cette saison olympique.
Sixième aux Jeux olympiques de Lillehammer, blessé depuis, Burtin a rassuré cette saison en obtenant une 10e place qui lui assure presque un billet pour Nagano.
«Moi, mon billet pour les Jeux, j’y croirai quand je serai dans l’avion. Voilà trois ans que je ne passe pas le mois de janvier, alors je préfère ne rien prévoir», a-t-il dit. (Reuters)


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