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Actualités - Chronologie

Grâce présidentielle pour les anciens chefs d'état emprisonnés


Le président élu sud-coréen Kim Dae-Jung et le président sortant Kim Young-Sam ont annoncé samedi la grâce des deux anciens chefs d’Etat emprisonnés Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo, a indiqué l’agence sud-coréenne Yonhap.
Les deux anciens généraux-présidents avaient été condamnés en 1995 pour corruption et pour avoir organisé la répression des manifestations prodémocratiques à Kwangju en 1980 (plus de 200 morts).
Cette décision devrait être formalisée mardi par le Cabinet, à temps pour permettre une libération des deux hommes pour Noël, ajoute Yonhap. Un tiers de la population sud-coréenne est chrétienne.
Chun Doo-Hwan avait été initialement condamné à mort, mais sa peine avait été commuée en appel en réclusion à perpétuité. De même, la peine de 22 ans et demi d’emprisonnement de Roh Tae-Woo avait été réduite à 17 ans.
15 collaborateurs emprisonnés des deux anciens dirigeants devraient également être libérés.
En revanche, l’amnistie ne devrait pas couvrir les colossales amendes auxquelles les deux présidents avaient été condamnés: 220 milliards de won (130 millions de dollars) pour Chun et 263 milliards de won (160 millions de dollars) pour Roh. Pendant leur présidence, les deux hommes avaient accumulé des fonds occultes par centaines de millions de dollars.
Arrivé au pouvoir après l’assassinat du président Park — un autre militaire — en 1979, Chun était devenu président l’année suivante et était resté au pouvoir jusqu’au début 1988. Son successeur Roh Tae-Woo avait été élu à l’issue d’un scrutin démocratique, à la faveur de l’éparpillement des voix du camp réformiste entre MM. Kim Young-Sam et Kim Dae-Jung. (AFP)
Le président élu sud-coréen Kim Dae-Jung et le président sortant Kim Young-Sam ont annoncé samedi la grâce des deux anciens chefs d’Etat emprisonnés Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo, a indiqué l’agence sud-coréenne Yonhap.Les deux anciens généraux-présidents avaient été condamnés en 1995 pour corruption et pour avoir organisé la répression des manifestations prodémocratiques à Kwangju en 1980 (plus de 200 morts).Cette décision devrait être formalisée mardi par le Cabinet, à temps pour permettre une libération des deux hommes pour Noël, ajoute Yonhap. Un tiers de la population sud-coréenne est chrétienne.Chun Doo-Hwan avait été initialement condamné à mort, mais sa peine avait été commuée en appel en réclusion à perpétuité. De même, la peine de 22 ans et demi d’emprisonnement de Roh Tae-Woo avait...