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Actualités - Chronologie

Irak-ONU : Bagdad menace d'un nouveau durcissement

L’Irak «ne restera pas les bras croisés» si les Etats-Unis persistent à faire l’impasse au Conseil de Sécurité de l’ONU sur la question de la levée de l’embargo, a affirmé un porte-parole irakien.
«Le peuple irakien, ses institutions et sa direction ne resteront pas les bras croisés devant le jeu américain qui consiste à gagner du temps et à repousser la question» de la levée de l’embargo «d’un mois à l’autre et d’une année à l’autre», a affirmé le porte-parole, cité par l’agence officielle INA.
«Nous mettons en garde contre toute tentative visant à faire régresser une nouvelle fois la cause de notre peuple, en soumettant au Conseil de Sécurité des questions triviales», a-t-il ajouté, sans préciser la nature de la riposte envisagée par Bagdad.
Le porte-parole s’exprimait à l’issue d’une réunion du président Saddam Hussein avec le vice-président Taha Yassine Ramadan, le vice-premier ministre Tarek Aziz, et le général Ali Hassan al-Majid, membre du Conseil de commandement de la révolution (CCR), la plus haute instance en Irak.
La réunion a porté, selon le porte-parole, «sur les tentatives américaines visant à détourner l’attention de la question essentielle, qui est la levée du blocus (embargo), à commencer par l’application du paragraphe 22» de la résolution 687 du Conseil de Sécurité.
Ce paragraphe prévoit la levée de l’embargo pétrolier imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweit, en août 1990, une fois que la Commission spéciale chargée du désarmement irakien (UNSCOM) aura certifié que l’Irak s’est débarrassé de ses armes chimiques, biologiques et nucléaires, ainsi que des ses missiles d’une portée supérieure à 150 km.
«Nous rappelons que la crise précédente avait eu lieu parce que les Américains ont ignoré délibérément la cause principale de notre peuple», a affirmé le porte-parole irakien, dans une allusion à l’expulsion par Bagdad des experts américains de l’UNSCOM, le 13 novembre dernier.
Bagdad avait autorisé ces experts à retourner en Irak une semaine plus tard, à la suite d’un accord avec la Russie qui s’est engagée en échange à œuvrer au sein du Conseil de Sécurité en vue d’une levée rapide des sanctions.
«Lorsque nous avions accepté l’initiative russe (…) notre intention était de donner une chance afin que cette question (de l’embargo) puisse être discutée de manière objective», a poursuivi le porte-parole.
La menace irakienne de durcissement intervient alors que les Etats-Unis ont soumis au Conseil de Sécurité de l’ONU un projet de déclaration qui «condamne» l’Irak pour son refus d’autoriser l’inspection de ses palais présidentiels.
Selon ce projet, le Conseil devrait demander à l’Irak d’offrir aux inspecteurs de l’UNSCOM «un accès immédiat et inconditionnel» à tous ses sites.
La Russie, la France et la Chine sont opposées à un recours à la force pour contraindre l’Irak à ouvrir ces sites aux inspecteurs de l’ONU chargés de son désarmement.
La crise sur le désarmement irakien a rebondi cette semaine, avec l’échec des pourparlers à Bagdad du chef de l’UNSCOM Richard Butler avec M. Aziz au sujet des inspections des sites présidentiels. (AFP)
L’Irak «ne restera pas les bras croisés» si les Etats-Unis persistent à faire l’impasse au Conseil de Sécurité de l’ONU sur la question de la levée de l’embargo, a affirmé un porte-parole irakien.«Le peuple irakien, ses institutions et sa direction ne resteront pas les bras croisés devant le jeu américain qui consiste à gagner du temps et à repousser la question» de la levée de l’embargo «d’un mois à l’autre et d’une année à l’autre», a affirmé le porte-parole, cité par l’agence officielle INA.«Nous mettons en garde contre toute tentative visant à faire régresser une nouvelle fois la cause de notre peuple, en soumettant au Conseil de Sécurité des questions triviales», a-t-il ajouté, sans préciser la nature de la riposte envisagée par Bagdad.Le porte-parole s’exprimait à l’issue...