L’ancien secrétaire privé de Diana, Michael Gibbins, a émis des doutes sur l’authenticité de la «dernière interview» de la princesse de Galles et de son ami Dodi al-Fayed publiée par l’hebdomadaire français Paris Match.
Dans des déclarations à la presse britannique, M. Gibbins, qui est aujourd’hui l’un des membres du Conseil d’administration de la Fondation Diana, affirme avoir «des doutes sérieux sur l’authenticité de cette interview». «Tout cela ne tient pas debout», a-t-il ajouté.
Selon Paris Match, Dodi al-Fayed avait suggéré le mariage à la princesse Diana peu de temps avant leur mort à Paris, en affirmant qu’il ne s’était jamais senti en «telle harmonie» avec quelqu’un. De son côté, Diana aurait laissé entendre qu’elle n’était pas encore prête pour un remariage, mais assure que ses sentiments pour Dodi «sont profonds».
Le magazine affirme que cette interview a été réalisée sur la Côte d’Azur quelques semaines avant la mort du couple le 31 août dernier à Paris, par une personne connue de Paris Match et que l’authenticité du texte «ne fait pas de doute».
«Mon opinion est que cette prétendue interview n’a pas eu lieu en tant qu’interview», estime cependant M. Gibbins. «Ce qui a pu se passer, c’est que des gens ont mis ensemble des petits bouts de conversations recueillis sur une période de temps. Il est d’ailleurs étrange que le nom de l’auteur de l’interview n’ait pas été révélé».
Un porte-parole de Mohamed al-Fayed, le père de Dodi, a cependant affirmé jeudi soir que «l’entretien a bien eu lieu à la fin de leurs dernières vacances, à la fin du mois d’août», ce qui contredit d’ailleurs la version de Paris Match.
Le directeur de Paris Match, Roger Thérond, précise qu’il avait été prévenu de l’existence de cette interview dès le lendemain du drame et qu’elle a été réalisée, dit-il, par une personne «que je connais et apprécie». Mais il n’en identifie pas l’auteur et n’explique pas non plus pourquoi son magazine a attendu si longtemps pour la publier.
«La princesse ne donnait pas d’interviews à des journaux de cette manière. Elle faisait très attention à ce qu’elle disait et cela ne lui ressemble guère d’avoir agi ainsi», affirme de son côté M. Gibbins.
Selon lui, la princesse aurait dit à quelqu’un de son entourage qu’elle avait donné l’interview. «J’ai parlé à tous ceux qui auraient pu être informés et personne n’en a eu connaissance», dit-il.
M. Gibbins fait également état «d’incohérences évidentes» dans l’interview. «Certains des mots et de la phraséologie utilisés ne correspondent pas à ceux que la princesse aurait utilisés». (AFP)

