Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Plan de relance au Japon pour éviter une récession mondiale

Le premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, a annoncé mercredi une réduction inattendue d’impôts de 2.000 milliards de yen (15 mds de dollars) en 1997 afin de relancer l’économie et éviter une récession mondiale partant du Japon. Cette mesure sera incluse dans un collectif budgétaire au budget 1997 qui s’achève le 31 mars 1998, a indiqué le premier ministre dans une conférence de presse.

Les milieux économiques japonais ont salué la nouvelle, tout comme le président Bill Clinton qui a estimé que la mesure était bonne non seulement pour le Japon mais pour tous les pays d’Asie, selon les services du premier ministre.
La perte de recettes sera couverte par l’émission d’obligations d’Etat supplémentaires, ce qui constitue une remise en cause de la politique d’assainissement des finances publiques engagée par le premier ministre.
«La réforme fiscale a avancé et je continue à croire que c’est une tâche importante, mais il nous faut prendre des mesures radicales, face à l’état actuel de l’économie», qui est «le plus mauvais» parmi les grands pays industrialisés, s’est justifié M. Hashimoto.
La Bourse de Tokyo a réagi par une forte hausse tandis que le yen, au plus bas depuis cinq ans et demi ces derniers jours, se raffermissait fortement.
«C’est le chaos le plus complet. Les investisseurs étrangers se précipitent pour acheter du yen. Je ne sais jusqu’où tombera le dollar», affirmait un opérateur de l’Asahi Bank.
Cette réduction d’impôts s’ajoutera au plan du parti majoritaire prévoyant notamment l’émission d’un emprunt d’Etat pour une somme de 10.000 mds de yen (77 mds de dollars). Il a été proposé mardi par Parti libéral démocrate (PLD), afin de stabiliser et relancer le marché financier.
Le plan comporte également pour le budget 1998 une forte réduction de la fiscalité des entreprises ainsi que sur les revenus boursiers et fonciers, pour une valeur de 850 milliards de yens.
L’émission d’obligations d’Etat pour une valeur de 10.000 mds de yens est destinée à renflouer la Deposit Insurance corporation, financée par l’Etat, et qui garantit les fonds des clients des institutions financières en défaut de paiement.
Le gouvernement doit se réunir le 22 décembre pour entériner ces propositions.
Les impôts sur le revenu sont prélevés mensuellement à la source au Japon et les réductions fiscales prennent la forme de remboursements d’impôts trop perçus. Cette annonce par M. Hashimoto devrait revenir dans la poche des contribuables en février-mars et représenter quelque 70.000 yen (550 dollars) pour une famille avec deux enfants.
Après avoir longtemps exclu de nouvelles réductions d’impôts, M. Hashimoto s’y est résolu mercredi devant la gravité de la crise en Asie et la fragilité du marché financier nippon, ébranlé par quatre faillites retentissantes en un mois.
Selon les analystes cette injection d’argent devrait donner de 0,2 à 0,4 points de croissance du PNB d’ici à mars.
Par ailleurs, le président Bill Clinton a bien accueilli la réduction d’impôts de 2.000 milliards de yen (15 mds de dollars) décidée par le gouvernement japonais pour relancer l’économie du pays, dans une conversation téléphonique mercredi avec le premier ministre Ryutaro Hashimoto.
Il a estimé que la mesure était bonne non seulement pour le Japon mais pour tous les pays d’Asie, selon les services du premier ministre.
«J’ai pris cette décision en considérant également la situation des économies asiatiques», lui a dit M. Hashimoto. (AFP)
Le premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, a annoncé mercredi une réduction inattendue d’impôts de 2.000 milliards de yen (15 mds de dollars) en 1997 afin de relancer l’économie et éviter une récession mondiale partant du Japon. Cette mesure sera incluse dans un collectif budgétaire au budget 1997 qui s’achève le 31 mars 1998, a indiqué le premier ministre dans une conférence de presse.Les milieux économiques japonais ont salué la nouvelle, tout comme le président Bill Clinton qui a estimé que la mesure était bonne non seulement pour le Japon mais pour tous les pays d’Asie, selon les services du premier ministre.La perte de recettes sera couverte par l’émission d’obligations d’Etat supplémentaires, ce qui constitue une remise en cause de la politique d’assainissement des finances publiques engagée...