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Actualités - Chronologie

La belle vie des microbes à bord de Mir

Cent mille générations de micro-organismes et de bactéries se sont succédé à bord de Mir depuis sa mise en orbite, il y a près de douze ans, selon les spécialistes de l’Institut de biomédecine (IMBP) qui suivent l’état sanitaire de la station spatiale russe et dont les premières conclusions viennent d’être diffusées par l’agence ITAR-TASS.
Issus des germes transportés dans l’espace dès le lancement du module de base, en février 1986, ces micro-organismes «se sont parfaitement adaptés aux conditions de l’espace», souligne Alexandre Viktorov, chef du département d’étude de l’environnement sanitaire de Mir.
Pour ce biologiste, le «problème essentiel» est évidemment de veiller à ce que ces microbes et bactéries ne présentent aucun danger pour les cosmonautes, comme pour les équipements de la station. «Heureusement, assure-t-il, on n’a pas constaté jusqu’à présent d’effets néfastes sur la santé des occupants de Mir».
En revanche, poursuit M. Viktorov, «la tendance naturelle des micro-organismes à tout transformer en matière organique a provoqué une légère détérioration de certains équipements, par exemple une baisse de qualité des systèmes optiques, des matériaux isolants et des structures en polymères. Des phénomènes de destruction, de vieillissement et de corrosion ont été constatés».
Faute de pouvoir stériliser complètement la station, l’IMBP a élaboré des méthodes de lutte périodique contre les micro-organismes, prévoyant notamment un nettoyage hebdomadaire général de la station à l’aide de fongicides. Un filtre à air spécial a été réalisé et expérimenté, qui devrait, par ailleurs, être utilisé sur la future station spatiale internationale (ISS) Alpha.
De toute façon, le nombre de micro-organismes à bord de Mir «croît avec le temps, pas de manière linéaire, mais plutôt par sauts», ce qui, note M. Viktorov, «peut dépendre» du sens de l’hygiène des cosmonautes. La présence à bord de Mir, pendant dix-huit mois, en 1994-1995, du cosmonaute-médecin Valéry Poliakov s’est traduite par «une baisse spectaculaire de la flore microbienne». (AFP)
Cent mille générations de micro-organismes et de bactéries se sont succédé à bord de Mir depuis sa mise en orbite, il y a près de douze ans, selon les spécialistes de l’Institut de biomédecine (IMBP) qui suivent l’état sanitaire de la station spatiale russe et dont les premières conclusions viennent d’être diffusées par l’agence ITAR-TASS.Issus des germes transportés dans l’espace dès le lancement du module de base, en février 1986, ces micro-organismes «se sont parfaitement adaptés aux conditions de l’espace», souligne Alexandre Viktorov, chef du département d’étude de l’environnement sanitaire de Mir.Pour ce biologiste, le «problème essentiel» est évidemment de veiller à ce que ces microbes et bactéries ne présentent aucun danger pour les cosmonautes, comme pour les équipements de la...