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Actualités - Chronologie

Des centaines de prisonniers massacrés en Afghanistan

Des centaines de Taliban prisonniers ont été massacrés dans le nord de l’Afghanistan, beaucoup d’entre eux ont été jetés vivants dans des puits où des grenades ont été lancées, a déclaré hier un porte-parole de l’ONU, John Mills.
Le porte-parole rendait compte d’une mission du rapporteur spécial des Nations Unies sur l’Afghanistan, le Sud-Coréen Paik Choong-Hyun, qui s’est rendu en Afghanistan du 30 novembre au 13 décembre.
P. Paik a inspecté des charniers près de Shebergan, à l’est de Mazar-I-Sharif, où le chef de guerre local, le général Abdul Rachid Dostum, lui a dit que le nombre des victimes dépassait les 2.000 morts.
L’ONU n’a pas établi de bilan de ces massacres mais un médecin légiste de Physicians for Human Rights appelé par les Nations Unies, le Canadien Mark Skinner, a estimé que jusqu’à une centaine de corps se trouvaient dans chacun des neuf puits où ils avaient été jetés, a dit M. Mills à la presse.
Les victimes semblent être des soldats taliban qui avaient été faits prisonniers lors d’une offensive en mai et d’autres membres de milices ou groupes politiques locaux. Un ancien adjoint du général Dotsum, Abdul Malik Pahlawan, a été accusé de porter la responsabilité des massacres.
Les prisonniers auraient été massacrés en septembre, lors d’une seconde offensive vers le nord des milices islamistes qui contrôlent la majeure partie de l’Afghanistan, dont la capitale Kaboul, à l’exception des régions septentrionales.
Par ailleurs, le rapporteur spécial s’est rendu dans deux autres zones du nord de l’Afghanistan où des dizaines de personnes ont été tuées, cette fois par les Taliban. Dans un village près de Mazar-I-Sharif, 53 habitants ont été tués tandis que 30 vieillards ont été massacrés dans un autre village, a dit M. Mills. (AFP)
Des centaines de Taliban prisonniers ont été massacrés dans le nord de l’Afghanistan, beaucoup d’entre eux ont été jetés vivants dans des puits où des grenades ont été lancées, a déclaré hier un porte-parole de l’ONU, John Mills.Le porte-parole rendait compte d’une mission du rapporteur spécial des Nations Unies sur l’Afghanistan, le Sud-Coréen Paik Choong-Hyun, qui s’est rendu en Afghanistan du 30 novembre au 13 décembre.P. Paik a inspecté des charniers près de Shebergan, à l’est de Mazar-I-Sharif, où le chef de guerre local, le général Abdul Rachid Dostum, lui a dit que le nombre des victimes dépassait les 2.000 morts.L’ONU n’a pas établi de bilan de ces massacres mais un médecin légiste de Physicians for Human Rights appelé par les Nations Unies, le Canadien Mark Skinner, a estimé que...