Selon le virologue Robert Webster, cité par la radio officielle de Hong Kong, ce virus «est extrêmement dangereux» et «les chercheurs ne peuvent absolument rien faire» pour éviter sa propagation.
L’expert s’exprimait aux Etats-Unis, de retour d’une mission à Hong Kong.
Selon lui, «ce n’est qu’une question de temps» avant que le virus H5NI ne commence à se propager d’un individu à un autre.
Le virus, dont on pense qu’il provient de poulets, a déjà tué deux personnes tandis que deux autres sont actuellement dans une situation grave avec les mêmes symptômes.
Hong Kong et les experts internationaux sont à la recherche de l’origine du virus. Les autorités ont répété qu’aucun cas de transmission entre êtres humains n’avait été signalé et précisé que des analyses plus poussées étaient nécessaires avant d’identifier l’origine de la maladie avec certitude.
Une commission gouvernementale a été chargée de mettre en place des mesures pour contenir le virus. Elle est composée d’experts de différents cabinets ministériels, dont celui de la Santé.
Les autorités de Hong Kong affirment que le virus ne touchera pas les hommes si la viande est cuite avec précaution. «La grippe des volatiles n’est jusqu’à présent pas connue pour avoir touché des êtres humains directement», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Agriculture et de la Pêche.
Un «Numéro vert» installé par le ministère de la Santé a été assailli par une population inquiète et désirant en savoir plus sur les symptômes et le traitement du virus.
Les ventes de poulets se sont effondrées depuis que la «grippe du poulet» a fait ses premières victimes humaines à Hong Kong. Les achats se reportent sur des poulets surgelés importés des Etats-Unis.
Les marchés de poulets sont restés fermés pour cause de désinfection.
Les fermes de poulets de Hong Kong et du sud de la Chine, où la maladie a décimé de nombreux élevages, sont contrôlées. Sur requête du Conseil municipal, tous les arrivages de poulets en provenance de la Chine sont inspectés.
Une épizootie similaire de la «grippe du poulet» s’était déclarée dans trois fermes de Hong Kong avant de se répandre parmi les humains et de tuer un garçonnet de trois ans en mai dernier.
Lundi à Genève, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que rien ne justifiait des restrictions aux voyages ou des mesures de quarantaine à Hong Kong ou ailleurs. (AFP)

