Le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a plaidé hier pour l’intégration rapide dans l’OTAN de la Roumanie et de la Slovénie, ainsi que, dans un second temps, de la Bulgarie.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance atlantique doivent signer à Bruxelles les protocoles d’adhésion de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie en 1999, couronnant la fin des négociations avec ces pays.
«Cette cérémonie constituera un événement important, une étape tangible vers la reconstitution de l’unité de la famille européenne», a déclaré le chef de la diplomatie française, selon le texte de son intervention devant les Seize.
Comme Jacques Chirac en juin à Madrid, lors du sommet de l’OTAN qui a sélectionné ces trois pays pour la première vague des adhésions, Hubert Védrine s’est fait l’avocat de la Roumanie et de la Slovénie, qui devraient selon lui être invitées à entamer les négociations en 1999.
Il a souligné que «l’approfondissement des réformes en Roumanie et en Slovénie» confirmait «la confiance placée en elles par une grande majorité d’entre nous lors du sommet».
Les Etats-Unis se sont opposés à cette occasion à l’intégration de ces deux pays dans le peloton de tête.
«Nous saluons également les efforts considérables de la Bulgarie qui, à nos yeux, a également vocation à rejoindre rapidement l’Alliance atlantique», a dit Hubert Védrine.
Le ministre français des Affaires étrangères a par ailleurs confirmé que la réforme de l’OTAN restait insuffisante pour que la France réintègre le commandement intégré qu’elle avait quitté en 1966, mais s’est déclaré disponible pour un «dialogue».
Il a assuré que la France s’impliquera pleinement dans les négociations pour la promotion de l’identité européenne de défense au sein de l’Alliance atlantique.
Enfin, il a souligné que les pays de l’OTAN étaient désormais d’accord pour maintenir une force militaire de paix en Bosnie à l’expiration du mandat de la SFOR en juin 1998. (Reuters)

