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Actualités - Chronologie

L'OCDE pessimiste pour la Japon, optimiste pour les taux US

Le Japon sera l’un des pays les plus touchés par l’actuelle crise asiatique alors que cette tourmente devrait réduire la nécessité d’une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Ignazio Visco, chef économiste de l’OCDE, a déclaré lundi que la croissance économique de l’ensemble des 29 membres de l’organisation devrait être au même niveau qu’en 1997, c’est-à-dire 2,7%.
Dans son dernier rapport économique, publié lundi mais qui est déjà partiellement dépassé, l’organisation table sur 2,9% en ne prenant toutefois en compte que certains aspects de la crise qui affecte depuis l’été l’Asie du Sud-Est.
Dans ce document, elle souligne qu’une simulation effectuée par ses soins montre que la crise asiatique pourrait amputer la croissance du PIB de 0,9 point en 1998. Ajoutant que ces résultats doivent être pris avec précaution, elle ajoute que la perte potentielle de croissance serait beaucoup plus importante au Japon et dans les autres pays ayant d’importants échanges commerciaux avec l’Asie du Sud-Est que pour les Etats-Unis et l’Union européenne.
La révision des perspectives résulte des derniers développements au Japon et en Corée du Sud.
«Evidemment le Japon sera plus touché mais l’impact ne sera que de quelques dixièmes de point de pourcentage aux Etats-Unis, en Amérique du Nord et en Europe», a dit Ignazio Visco dans une interview à Reuters et à Reuters Television (RFTV).
«Notre projection a été ramenée à 1,7% pour le Japon en 1998. Cela pourrait être moins», a-t-il dit.
En juin, l’OCDE prévoyait une croissance de 2,9% pour le Japon en 1998. La prévision pour 1997 a également été réduite, de 2,3% à 0,5%.
Concernant la Corée du Sud, Ignazio Visco a souligné que les précédentes projections étaient basées sur un won s’échangeant à 900 pour un dollar début novembre, alors que la parité est aujourd’hui d’environ 1.600 pour un dollar.
«Cela signifie que les projections que nous avions étaient clairement surestimées. Nous allons avoir une croissance beaucoup plus faible qui pourrait être presque nulle», a-t-il précisé.
La Corée du Sud, qui n’a pas réussi à éviter une nouvelle panique financière malgré un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) de 57 milliards de dollars, est le dernier pays à avoir été admis au sein de l’OCDE.
Séoul a cependant officiellement annoncé hier qu’elle laissait flotter sa monnaie et supprimait les marges de fluctuation de 10% autorisées pour le won à compter d’aujourd’hui.
Selon un responsable de la Banque centrale de Corée, la suppression de la limitation des écarts à la hausse et à la baisse sur le won est intervenue à la demande du Fonds monétaire international (FMI).
Les analystes estiment que cette mesure permettra au won de toucher le fond, condition préalable à toute stabilisation des marchés financiers.
La crise asiatique devrait avoir un effet positif pour les Etats-Unis, dont la croissance devrait atteindre 2,7% en 1998 et 1,9% en 1999 contre 3,8% cette année, selon le rapport de l’OCDE.
«Si nous n’avions pas été confrontés à cette tourmente financière et à la baisse de la demande domestique en Asie, l’économie américaine aurait eu un rythme de croissance nécessitant le resserrement de la politique monétaire, c’est-à-dire une hausse des taux», a expliqué Ignazio Visco.
«Il est vraisemblable que ce relèvement (des taux américains) sera moins important que nous l’avions anticipé», a-t-il ajouté. «Cela signifie que le ralentissement nécessaire aux Etats-Unis ne sera pas le résultat d’une politique mais d’une réduction de la demande globale en raison de la crise asiatique».
Par ailleurs, l’OCDE prévoit une croissance de 2,8% pour l’Union européenne en 1998 et 1999.
Mais, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, le taux de chômage devrait demeurer «très élevé», au-dessus de 10%, selon l’organisation qui insiste sur la nécessité de lutter contre un chômage structurel. (Reuters)
Le Japon sera l’un des pays les plus touchés par l’actuelle crise asiatique alors que cette tourmente devrait réduire la nécessité d’une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).Ignazio Visco, chef économiste de l’OCDE, a déclaré lundi que la croissance économique de l’ensemble des 29 membres de l’organisation devrait être au même niveau qu’en 1997, c’est-à-dire 2,7%.Dans son dernier rapport économique, publié lundi mais qui est déjà partiellement dépassé, l’organisation table sur 2,9% en ne prenant toutefois en compte que certains aspects de la crise qui affecte depuis l’été l’Asie du Sud-Est.Dans ce document, elle souligne qu’une simulation effectuée par ses soins montre que la crise asiatique pourrait...