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Actualités - Chronologie

La justice égyptienne donne tort aux femmes obèses

Une Egyptienne s’est pourvue en cassation pour obtenir une pension de son mari qui avait divorcé car elle était trop grosse, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Reprochant à sa femme une trop grande surcharge pondérale et d’avoir perdu toute coquetterie, un homme d’affaires d’Alexandrie (nord), dont l’identité n’a pas été révélée, avait divorcé au début de l’année pour se remarier avec sa jeune secrétaire, selon la même source.
L’épouse avait alors poursuivi son ex-mari en justice, lui réclamant une pension de 32.000 livres (9.400 dollars). Elle avait été déboutée par un tribunal de la ville et par la Cour d’appel qui a confirmé, début décembre, le jugement de première instance.
Le président de la Cour d’appel d’Alexandrie, M. Ahmed Eid, a précisé que «l’obésité de l’épouse à laquelle s’ajoute sa négligence vestimentaire et son manque de coquetterie féminine justifiaient le divorce et le non-octroi» par le mari d’une somme compensatoire.
Selon la Charia (loi islamique), le mari a le droit de satisfaire ses besoins sexuels auprès de sa femme mais «l’obésité de l’épouse peut l’empêcher de jouir de ce droit», a estimé le juge dans un entretien publié par l’hebdomadaire gouvernemental égyptien «al-Moussawar» de cette semaine.
Dans le cas inverse, la femme n’a pas le droit d’obtenir le divorce si son époux est obèse car, selon la quatrième sourate du Coran, «les hommes ont autorité sur les femmes» et tant que l’époux satisfait aux divers besoins de sa femme et la traite avec respect, elle n’a aucune raison de divorcer, a estimé le juge.
Ce dernier avait prononcé son verdict sans avoir vu le couple qui était représenté par ses avocats. Cette décision avait provoqué une vague de protestations parmi les féministes égyptiennes.
Mme Tahanay al-Gibally, membre de la direction de l’Union des avocats arabes et figure de proue de l’ordre des avocats égyptiens, a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait d’«un crime juridique» et d’un «jugement étrange en Egypte». (AFP)
Une Egyptienne s’est pourvue en cassation pour obtenir une pension de son mari qui avait divorcé car elle était trop grosse, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.Reprochant à sa femme une trop grande surcharge pondérale et d’avoir perdu toute coquetterie, un homme d’affaires d’Alexandrie (nord), dont l’identité n’a pas été révélée, avait divorcé au début de l’année pour se remarier avec sa jeune secrétaire, selon la même source.L’épouse avait alors poursuivi son ex-mari en justice, lui réclamant une pension de 32.000 livres (9.400 dollars). Elle avait été déboutée par un tribunal de la ville et par la Cour d’appel qui a confirmé, début décembre, le jugement de première instance.Le président de la Cour d’appel d’Alexandrie, M. Ahmed Eid, a précisé que «l’obésité de l’épouse...