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Actualités - Chronologie

14 pays pour l'arrimage de la Turquie à l'Union

Quatorze des 15 pays de l’Union européenne ont souhaité «l’arrimage» de la Turquie à l’Europe, seule la Grèce campant dans son opposition lors du dîner des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, a-t-on appris de source diplomatique française.
De même source, on a précisé que tous les participants au sommet de Luxembourg demandaient notamment à la Turquie de se mettre en conformité avec les critères économiques et démocratiques requis pour adhérer à l’UE, et d’accepter l’arbitrage de la Cour de justice européenne pour le règlement de ses différends avec la Grèce.
Sous ces conditions, les Quinze moins la Grèce sont prêts à proposer à Ankara de participer à la Conférence européenne, forum de discussions réunissant les Etats membres de l’UE et l’ensemble des pays ayant un accord d’association avec l’Union et qui ont vocation à adhérer.
La Grèce s’est vivement opposée à la candidature de la Turquie, mais sans mettre de veto formel. De source diplomatique, on a indiqué que le premier ministre grec Costas Smitis avait repris à son compte les attaques contre la Turquie de l’ancien ministre socialiste français Jack Lang, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, et de Danielle Mitterrand, veuve de l’ancien président de la République française.

«Petit regret» de Chirac

De son côté, le président français, Jacques Chirac, a exprimé un «petit regret» que les Quinze n’aient pas donné un signal plus fort à la Turquie concernant son adhésion à l’Union européenne.
«Nous n’avons pas pu, compte tenu d’une opposition tout à fait compréhensible de nos amis grecs, faire les ouvertures que nous avions souhaitées», en direction de la Turquie, a dit le président de la République, qui s’exprimait dans une conférence de presse à l’issue du Conseil européen.
«Nous savons très bien qu’il est de l’intérêt de la Turquie, pour avancer vers la démocratie et le développement et éviter des dérives intégristes éventuelles, que ce pays soit arrimé à l’Europe, même s’il ne remplit pas aujourd’hui à l’évidence les conditions nécessaires pour entrer dans l’Union européenne», a ajouté Jacques Chirac.
«Nous souhaitons continuer un dialogue très cordial avec ce grand pays, ce grand peuple de façon à ce que les liens soient les plus étroits possibles», a-t-il ajouté. (AFP)
Quatorze des 15 pays de l’Union européenne ont souhaité «l’arrimage» de la Turquie à l’Europe, seule la Grèce campant dans son opposition lors du dîner des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, a-t-on appris de source diplomatique française.De même source, on a précisé que tous les participants au sommet de Luxembourg demandaient notamment à la Turquie de se mettre en conformité avec les critères économiques et démocratiques requis pour adhérer à l’UE, et d’accepter l’arbitrage de la Cour de justice européenne pour le règlement de ses différends avec la Grèce.Sous ces conditions, les Quinze moins la Grèce sont prêts à proposer à Ankara de participer à la Conférence européenne, forum de discussions réunissant les Etats membres de l’UE et l’ensemble des pays ayant un accord...