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Actualités - Chronologie

Le G-8 tente de lutter contre le crime informatique

Les ministres de la Justice et de l’Intérieur des pays du G-8 ont entamé à Washington une réunion largement consacrée au crime informatique, destinée à affirmer leur volonté d’une coopération internationale face à une délinquance exponentielle qui ne connaît aucune frontière.
Les rencontres se sont ouvertes par une série d’entretiens bilatéraux entre l’Attorney General Janet Reno et les ministres italiens de l’Intérieur, Giorgio Napolitano, et de la Justice, Giovanni Maria Flick. Une autre s’est tenue ensuite avec le ministre britannique de l’Intérieur et de la Justice (Home Secretary), Jack Straw.
Un dîner devait être ensuite offert par Mme Reno à ses hôtes allemands, japonais, italiens, canadiens, britanniques, français et russes à la résidence officielle des Etats-Unis pour ses visiteurs étrangers, Blair House.
D’autres rencontres bilatérales ont eu lieu mercredi matin, notamment avec le ministre français de la Défense, Alain Richard, remplaçant le Garde des Sceaux, Elizabeth Guigou. Mme Guigou a annulé sa visite pour raisons de santé.
La réunion plénière, mercredi, s’est articulée autour de deux thèmes, le crime informatique (espionnage, blanchiment d’argent, évasion de capitaux, pénétration des réseaux, pédophilie en ligne...) et les questions d’entraide judiciaire et d’extradition.
Mme Reno a précisé que la réunion a été l’occasion de discuter des «façons pour les pays de travailler ensemble pour mieux identifier et localiser les cyber-terroristes» et de se donner les moyens en ressources et personnel pour ne pas «lutter contre les menaces du XXIe siècle avec des solutions du XXe siècle».
«C’est un point de départ, et tout le monde sera d’accord pour dire: c’est une nouvelle criminalité, il faut coopérer davantage et définir des nouveaux moyens d’action», précisait-on de source diplomatique européenne, en soulignant que la lutte contre le crime informatique exige «des moyens que les pays n’ont pas individuellement».

Problème global

Les Etats-Unis attendent que se dégage un engagement commun à confronter ces problèmes, notamment grâce à une harmonisation des législations existantes et à une plus grande souplesse en matière d’exécution des mandats d’arrêts transfrontaliers.
Il faut que «les responsables politiques laissent de la marge aux experts pour inventer des solutions nouvelles», a affirmé un haut responsable du département de la Justice.
Nous attendons «des suites concrètes entre les agences opérationnelles», a-t-on indiqué de source diplomatique italienne, en soulignant les problèmes de coopération entre les systèmes judiciaires.
Largement souhaitée, l’émergence d’une coopération internationale se heurte aux différences entre les législations nationales et à la rapidité avec laquelle évolue la technologie.
De plus, les approches divergent sur le rôle des gouvernements dans le contrôle d’Internet, et sur la responsabilité à déléguer à l’industrie informatique, dont la coopération est vitale.
«C’est un problème global, qui n’a pas de solution locale», explique Frank Connolly, expert de l’American University, à Washington. «La technologie n’arrête pas de changer et toutes les mesures prises sont rapidement dépassées. C’est un problème qui va nous suivre durant plusieurs générations et le satellite et les systèmes sans fil vont encore rendre les choses plus difficiles».
L’usage d’Internet a poursuivi cette année son explosion, avec désormais près de 82 millions d’ordinateurs connectés à travers le monde, selon le cabinet d’étude américain Dataquest. D’ici quatre ans, ce chiffre devrait passer à 268 millions, selon la même source.(AFP)
Les ministres de la Justice et de l’Intérieur des pays du G-8 ont entamé à Washington une réunion largement consacrée au crime informatique, destinée à affirmer leur volonté d’une coopération internationale face à une délinquance exponentielle qui ne connaît aucune frontière.Les rencontres se sont ouvertes par une série d’entretiens bilatéraux entre l’Attorney General Janet Reno et les ministres italiens de l’Intérieur, Giorgio Napolitano, et de la Justice, Giovanni Maria Flick. Une autre s’est tenue ensuite avec le ministre britannique de l’Intérieur et de la Justice (Home Secretary), Jack Straw.Un dîner devait être ensuite offert par Mme Reno à ses hôtes allemands, japonais, italiens, canadiens, britanniques, français et russes à la résidence officielle des Etats-Unis pour ses visiteurs...