Omar Ahmad et Chawqi Nasrallah ont été conduits par des miliciens de l’Armée du Liban-Sud (ALS) à Kfar Tebnit, un des cinq points de passage qui relient la zone occupée au reste du Liban.
Les deux hommes ont aussitôt été pris en charge par le comité international de la Croix-Rouge qui les a évacués vers un hôpital de Saïda.
De source hospitalière, on indique que l’état de santé des deux hommes est «précaire», en particulier celui d’Omar Ahmad, détenu depuis dix ans, qui souffre de problèmes néphrétiques. Chawki Nasrallah était pour sa part détenu à Khiam depuis huit mois. Tous deux sont originaires du Liban-Sud.
Des associations de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty International, ont dénoncé des cas de torture et de mauvais traitements à Khiam, où quelque 120 Libanais sont détenus sans procès, certains depuis plus de dix ans.
En outre, 52 autres Libanais sont prisonniers en Israël, certains sans procès, alors qu’une vingtaine d’entre eux ont été jugés mais sont toujours en prison bien qu’ils aient purgé depuis plusieurs années les peines qui leur ont été infligées, selon les services pénitentiaires israéliens.
La prison de Khiam, gérée par l’ALS, est considérée comme le principal centre de détention israélien au Liban-Sud par les organisations internationales indépendantes. Amnesty a été récemment empêchée d’y pénétrer.
Par ailleurs, un combattant du Hezbollah a été tué hier dans un affrontement avec des soldats israéliens, a annoncé le mouvement intégriste.
Dans un communiqué diffusé à Beyrouth, le Hezbollah indique que Mahmoud Hussein Borji, 26 ans, a été tué à l’aube, sans préciser si l’affrontement a eu lieu à l’intérieur ou en dehors de la zone occupée.
Des services de sécurité dans la région ont cependant fait état d’affrontements tôt hier matin entre Israéliens et combattants du Hezbollah à l’intérieur de la zone occupée.
Depuis le début de l’année, 41 membres du Hezbollah ont été tués au Liban, contre 39 soldats israéliens, selon un décompte de l’AFP.

